[ Politiquement votre. ]

[ Jeudi 4 septembre 2008 ]

L’INDE VEUT-ELLE DEVENIR GRANDE, MAIS TROP RAPIDEMENT ?

 

Je vous invite à lire l’article suivant paru dans le Journal La Presse dans la section à vos Affaires, du lundi 4 août 2008.

 

Titre : L’éléphant indien vacille.

 

Richard Dupaul,

 

L'Inde, un autre mastodonte de la croissance mondiale, inquiète de plus en plus. La banque centrale a dû hausser brusquement les taux d'intérêt, la semaine dernière, pour contenir une inflation galopante. Le pessimisme gagne les entreprises et les investisseurs. Surtout, le déficit de l'État devient très préoccupant.

 

Le premier constructeur automobile indien, Tata Motors, s'est hissé au rang de vedette internationale, en janvier, en lançant la Nano - la voiture la moins chère au monde, à seulement 2500$US. Les images de la micro-bagnole, attendue sur le marché en octobre, ont fait le tour de la planète.

 

Le géant de Bombay a encore épaté la galerie, récemment, en achetant les marques mythiques Jaguar et Land Rover. Un autre coup d'éclat pour Tata, doublé cette fois d'une touche d'élégance de bon aloi.

 

Mais l'emblème du succès économique indien roule à son tour sur une route cahoteuse. Tata a annoncé mercredi que son bénéfice trimestriel avait fondu du tiers, la plus forte baisse en au moins cinq ans, et révisé à la baisse ses prévisions.

 

Les causes de cette contre-performance sont bien connues de milliers d'entrepreneurs ces jours-ci: des coûts de production en forte hausse et une demande en baisse. Mais, en Inde, ces problèmes universels risquent de plonger le pays dans la crise.

 

Inflation de 15%

 

L'Inde, qui dépend à 70% du pétrole importé, a pris de plein fouet la flambée du prix du brut.

 

Aussi, la hausse générale des prix a atteint 11,9% (sur un an) en juillet, un sommet en 13 ans. La banque HSBC prévoit même que l'inflation franchira la barre des 15% en octobre.

 

Prise de panique, la Banque centrale indienne a majoré son taux directeur la semaine dernière, de 0,5% à 9%. Un troisième tour de vis en deux mois. Elle a aussi haussé les réserves obligatoires des banques pour restreindre le crédit.

 

Les investisseurs l'ont mal pris. En témoigne le coup de déprime de la Bourse de Bombay, qui a chuté de près 5% en une journée. Depuis le début de 2008, la Bourse indienne accuse un recul de 28%.

 

Dans un tel contexte, la confiance des entreprises s'effrite, selon des sondages. Les experts ne leur donnent pas tort, ceux-ci tablant sur une croissance économique de 7 à 7,5% cette année, contre 9% l'an dernier et 9,6% en 2006.

 

Déficit dangereux

 

Mais ce qui dérange le plus dans le paysage indien, c'est le déficit budgétaire.

 

Selon Morgan Stanley, le déficit du pays (après les postes extraordinaires) atteindrait 11,4% du PIB (produit intérieur brut) pour l'exercice en cours. Cela se compare à 7,7% l'an dernier. Et c'est plus de trois fois le déficit toléré pour les pays qui adhèrent à l'euro.

 

Au coeur du problème, le fait que le gouvernement dépense sans compter. New Delhi, par exemple, envisage de hausser de 40% les salaires des 2,9 millions d'employés de l'État - un premier ajustement en 10 ans mais qui reste onéreux.

 

De plus, le gouvernement subventionne toujours les transformateurs pétroliers et les producteurs d'engrais afin de plafonner les prix de l'énergie et des aliments. On espère ainsi contenir la grogne populaire, qui éclate de plus en plus souvent.

 

Mais ces mesures coûtent cher et attisent l'inflation. Le déficit budgétaire met aussi en péril les efforts pour corriger un problème majeur en Inde: la vétusté des infrastructures.

 

Avec l'état des routes, un camionneur met une semaine pour parcourir les 2500 km qui séparent Calcutta de Bombay, selon des médias. Alors que le pays consacre 4,5% de son PIB à ses infrastructures (deux fois moins que la Chine), il faudrait doubler ce taux pour retrouver une croissance de 10% par an, comme le prévoit New Delhi.

 

Entre-temps, les milieux financiers ont perdu patience. L'agence de notation Fitch vient de réduire sa perspective sur la dette indienne - de "stable" à "négative" - en raison de la position budgétaire de l'État.

 

La note de crédit

La semaine dernière, Standard&Poor's a menacé d'abaisser la cote de l'Inde. Or, ce pays occupe déjà la dernière marche de la catégorie d'investissement. Une glissade, et les emprunts de l'État retrouveront le statut peu enviable d'obligations à haut risque (junk bonds), entraînant un exode de capitaux et un surcoût du financement pour le gouvernement.

Bref, le puissant éléphant indien vacille.

Le potentiel de l'Inde est énorme, certes. Mais ce pays fait toujours face à de sérieux problèmes, y compris le fait qu'un demi milliard d'Indiens vivent avec moins de 2$ par jour. Vue sous cet angle, la conjoncture actuelle est inquiétante, voire explosive. Comme le dit un proverbe africain: quand l'éléphant trébuche, ce sont les fourmis qui en pâtissent.

 


 

 

Je suis surpris par ses mauvaises nouvelles pour l’Inde… et vous ?

On ne parle que de la Chine mais très rarement des autres pays comme l’Inde, la Corée, etc.

 

Ce que je peux constater avec cet article, ce n’est que le pays (Inde) voulait devenir un grand comme la Chine, mais de manière trop rapide et improvisé, par ses élus avares de devenir grand !!!

 

 

JFD.

 

 

 

 

 

[ publié par Zeff le 2008-09-04 15:30:28 ]

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[ Mardi 19 août 2008 ]

LES ÉCONOMISTES RÉVISENT LEURS PRÉVISIONS POUR 2008, ENFIN...

 

Je vous invite à lire l’article suivant paru dans le Journal La Presse dans la section Affaires, du jeudi 7 août 2008.

 

Titre : L’économie du Québec en 2008 : Le ralentissement se confirme.

 

Jean-François Cloutier,

 

Le ralentissement persistant aux États-Unis rattrape l'économie québécoise, qui connaîtra une année plus difficile que prévu, selon le Conference Board du Canada.

 

Le Conference Board s'était démarqué en mars en y allant de prédictions parmi les plus optimistes chez les analystes économiques. Il est aujourd'hui forcé de revoir sa boule de cristal.

 

La croissance qui devait s'établir à 2,4% au Québec perd un gros point de pourcentage pour s'établir à 1,4% dans ses nouvelles perspectives, intitulées de façon éloquente "Not Out of the Woods Yet" ("Pas encore sortis du bois").

"La croissance dans les exportations pour cette année a été revue à la baisse de façon significative", concède Sabrina Browarski, économiste au Conference Board.

 

L'automobile en Ontario, mais aussi le bois et l'équipement de machinerie au Québec, sont touchés de plein fouet par une série de facteurs dont le ralentissement de la consommation aux États-Unis, le resserrement des conditions de crédit et la quasi-parité récente entre les devises canadienne et américaine.

 

Au Québec, l'aérospatiale demeure un des rares secteurs exportateurs vigoureux, mais les effets positifs de nouveaux projets comme celui de la Séries C de Bombardier ne devraient se faire sentir pleinement que dans les années à venir: "Même l'aérospatiale nous a déçus depuis le début de l'année", affirme Mme Bowarski.

 

Le déclin du secteur manufacturier n'est pas nouveau, mais la demande intérieure permettait jusqu'ici de compenser ses effets. C'est de moins en moins vrai: "Des signes de malaise commencent à apparaître dans les dépenses des consommateurs", observe l'organisme dans son rapport.

 

Le règlement du déséquilibre fiscal et les baisses d'impôt provinciales ont eu un effet important au début de l'année qui tend à s'estomper.

 

En plus, le marché de l'emploi s'est révélé moins dynamique que prévu depuis le début de l'année. C'est sans parler de la flambée des prix du pétrole qui commence à affecter la confiance des consommateurs.

 

Mince consolation: le Conference Board prédit que la situation devrait s'améliorer en 2009, alors que la croissance de l'économie québécoise devrait remonter à 2,4%. La province profitera alors d'un meilleur équilibre entre le commerce extérieur et la consommation intérieure.

 

L'Ouest en force

 

Encore une fois, c'est l'ouest du pays qui s'avère la locomotive de l'économie canadienne. Le Board remarque cependant que l'épicentre de la croissance s'y déplace graduellement de l'Alberta vers la Saskatchewan et le Manitoba.

"L'Alberta est affectée par un grave manque de main-d'oeuvre qualifiée, alors que les Prairies capitalisent encore à fond sur les retombées du boom des matières premières", explique Mme Bowarski.

 

La croissance de l'économie de la Saskatchewan devrait atteindre 4,2% cette année, au sommet des provinces canadiennes, alors que la croissance du Canada en entier se situera à 1,7%.

 

En régions

 

Le rapport du Board survient en même temps qu'une étude de l'Institut de la statistique du Québec (ISQ) qui traduit elle-même les difficultés du secteur manufacturier et le boom des matières premières. Alors que les usines de Montréal tournent au ralenti, des régions éloignées profitent du prix élevé des métaux et autres produits de base.

 

La Côte-Nord et l'Abitibi-Témiscamingue ont enregistré la plus forte hausse du revenu personnel disponible en 2007, avec une croissance importante de 9 et de 8,9% respectivement. Le revenu moyen atteint maintenant 25 438$ sur la Côte-Nord, ce qui la situe au troisième rang des régions administratives les plus riches.

"Ces régions profitent notamment de l'accroissement des activités dans les mines, Pendant ce temps, l'emploi croît plus faiblement à Montréal", explique Stéphane Ladouceur, de l'ISQ.

 

Pour la première fois, la métropole s'est même fait détrôner par la Capitale Nationale en tête des régions les plus riches. Dopée par les versements d'équité salariale, la grande région de Québec affiche maintenant un revenu moyen de 25 541$, devant la métropole, à 25 490$.

 

Note :

Secteur manufacturier

En baisse

 

La production de produits chimiques, de bois et de machinerie a connu une baisse marquée ces derniers mois, frappée entre autres par le ralentissement aux États-Unis.

 

Aérospatial

En hausse

 

L'aérospatiale est un des rares secteurs de l'industrie manufacturière à bien faire. La demande pour des avions d'affaires moins gourmands en carburant permettra au secteur de poursuivre sur sa lancée.

 

Consommation

En hausse

 

La hausse des transferts fédéraux et les réductions d'impôt provinciales ont fait bondir la consommation depuis le début de l'année, quoique celle-ci devrait ralentir en raison des prix de l'essence.

 

Construction

En baisse

 

La construction non résidentielle ralentit après quelques années de forte croissance. La construction résidentielle a atteint un sommet et devrait aussi diminuer.

 


 

Qui est l’oiseau de malheur qui vous disait : que ces économistes étaient trop optimistes pour les Canadiens, malgré les problèmes américains ?

Qui est le trouble fête qui remettait les économistes et les chiffres en doutes pour le Canada et le Québec ?

Et oui… c’est moi !!!

 

Un simple profane qui lit et analyse la ‘’chose’’ économique et qui voyait bien les problèmes qui s’en venait !

 

Quand la construction va… tout va !!! Voilà une vieille phrase que j’ai entendue dans ma jeunesse et qui tient toujours. Étant moi-même dans le domaine de l’immobilier (évaluateur) je voyais bien les problèmes venir et les économistes se tromper, de manière trop optimistes.

 

Je remets même encore les chiffres de la croissance de 2009 en doute… par le Conference Board, encore une fois.

Car le secteur manufacturier est loin d’avoir fini de se transformer pour affronter les nouveaux défis.

L’aérospatiale est dans le vent mais les carnets de commande ne sont pas pleins.

La construction n’est pas dans une remontée mais bien dans une petite correction des valeurs.

La consommation ne sera pas au rendez-vous avec les pertes d’emploi et l’incertitude économique au niveau mondial.

Sans oublier les gouvernements qui ne targue à se féliciter avec des baisses d’impôts mais n’attaque pas les problèmes de gestions de front.

 

Heureusement qu’au Canada, nous avons le pétrole de l’ouest qui dope notre économie à la hausse… sinon je ne donnerais pas chère de notre peau…

 

Le changement de gouvernement au États-unis doivent enfin venir… mais espérons que les changements d’attitudes dans leurs gestions internes s’effectueront rapidement.

Sinon, les problèmes risque de s’accentuer !!!

 

 

Bien à vous,

 

JFD

 

 

 

 

 

[ publié par Zeff le 2008-08-19 07:32:24 ]

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[ Mardi 5 août 2008 ]

LE PARADOXE DE L’ESSENCE ET DE LA NOURRITURE.

 

Je vous invite à lire l’article suivant paru dans le Journal Le Devoir dans la section Économie, du mardi 8 juillet 2008.

 

Titre : Les bémols de l’éthanol.

 

Gérard Bérubé,

 

 

L'éthanol entrant dans la composition de l'essence, produit à partir du maïs et du blé, est gourmand en stimulants fiscaux. De plus, cet additif accroît de 400 millions de dollars par année la facture alimentaire des consommateurs canadiens, et son bénéfice écologique net est marginal, sinon nul.

 

Du même souffle, l'auteur de l'étude reprise par l'Institut C.D. Howe exhorte les gouvernements à revoir leurs politiques d'aide à la production d'éthanol.

L'Institut C.D. Howe consacre son commentaire de juillet à l'étude du professeur de l'Université de Guelph, Douglas Auld. L'auteur rappelle que le gouvernement fédéral s'est engagé, en 2007, dans un programme de plus de deux milliards, étalé sur plusieurs années et visant à soutenir la production et le développement de l'industrie de l'éthanol.

Avec, pour cible, un contenu moyen de 5 % d'éthanol dans l'essence d'ici à 2010. S'ajoutent les crédits offerts par les provinces pour chaque litre d'éthanol produit.

Douglas Auld fait également ressortir qu'à l'instar des États-Unis, premier producteur mondial d'éthanol, le Canada impose un tarif de 4,92 ¢ le litre sur l'éthanol importé de pays autres que les signataires de l'ALENA, ce qui a notamment pour effet d'accroître le prix de l'éthanol venant de producteurs à plus faibles coûts, comme le Brésil.

 

D'entrée de jeu, l'auteur retient que les deux tiers de l'éthanol produit au Canada proviennent du maïs, et le reste, du blé. Environ un million de tonnes de maïs étaient destinées à cette forme de transformation en 2006, ainsi que 500 000 tonnes de blé. Il déplore, au passage, que l'éthanol cellulosique, soit un biocarburant produit à partir de déchets agricoles et ligneux reconnu pour sa faible émission en CO2, ne compte que pour 0,2 % de la production totale d'éthanol au Canada. Ce choix et les programmes d'aide gouvernementale actuels font qu'il peut en coûter aux fonds publics, en moyenne, 368 $ par tonne de CO2 de moins. «C'est plus que sept fois le coût d'une politique énergétique alternative permettant d'atteindre le même niveau de réduction d'émissions», a souligné l'universitaire.

Selon ses conclusions, les gouvernements auraient agi avec empressement et précipitation en privilégiant une avenue qui n'est pas sans créer de sérieuses distorsions sur le marché de l'alimentation et dont l'effet écologique net est discutable.

 

Car à ces coûts directs se greffent les pressions exercées sur les prix alimentaires. À titre d'illustration, la moitié du maïs récolté au Canada entre dans l'alimentation des animaux et des humains ou sert à d'autres consommations industrielles. De 2002 à 2007, les agriculteurs ont vu leur facture de maïs et de blé servant à nourrir leur bétail croître de l'ordre de 20 à 30 %. «Les politiques favorisant l'éthanol s'inscrivent au bénéfice de certains fermiers, au détriment d'autres», a souligné l'auteur.

 

En mai 2008, le prix du maïs sur le marché boursier à terme de Chicago était de 3,3 fois plus élevé qu'il ne l'était deux ans plus tôt. Une étude de l'OCDE faite en 2007 a retenu qu'il faut s'attendre à une hausse moyenne des prix alimentaires de l'ordre de 20 à 50 % au cours de la prochaine décennie, un bond en grande partie attribuable aux biocarburants. Puis, vendredi dernier, le quotidien britannique The Guardian a publié les conclusions d'une étude de la Banque mondiale attribuant 75 % de la hausse des prix des aliments à l'échelle mondiale à la production croissante d'éthanol.

 

En clair, l'éthanol accroît de 400 millions par année la facture alimentaire des consommateurs canadiens. Si l'on additionne à cette facture supplémentaire l'aide directe des gouvernements, ce sont 600 millions en 2008 et 800 millions en 2012 qui seront ainsi transférés aux agriculteurs producteurs d'éthanol, a mesuré Douglas Auld.

 

Quant aux bénéfices écologiques découlant de l'utilisation de l'éthanol à base de maïs et de blé, ils sont marginaux, sinon nuls. Certes, l'impact de l'éthanol sous forme de réduction des gaz à effet de serre est supérieur à celui de l'essence sans cet additif, lorsque la mesure est prise au niveau du système d'échappement du véhicule. «Mais si l'on regarde l'ensemble du cycle de production, l'effet net est moins évident», peut-on lire dans l'étude de C.D. Howe. Il faut tenir compte de l'énergie requise pour franchir les différentes étapes de transformation de la matière première et, également, du fait que l'éthanol génère moins d'énergie que l'essence ordinaire. Pour le même volume, l'éthanol produit environ deux tiers d'énergie de moins que l'essence. Dit autrement, la distance parcourue par litre comprenant de l'éthanol est moins longue, et il faut donc faire le plein plus souvent.

 

En fin de compte, «seul l'éthanol cellulosique propose des réductions notoires des émissions de gaz à effet de serre, allant jusqu'à 90 % des gaz produits par l'essence régulière», a ajouté l'auteur, qui exhorte les gouvernements à revoir leur politique d'aide en fonction de ces nouveaux paramètres.

 


 

Voici un texte bien fait et qui décrit bien le paradoxe entre la nourriture et les besoins en carburant. La vision de l’éthanol pour réduire les GES et permettre aux pays d’être moins à la merci du pétrole… est un mirage !!!

 

Pour ce qui est de la réduction des GES nous pouvons repasser !

Pour ce qui est du coût de l’essence… là, nous pouvons bien s’asseoir sur nos rêves !

 

Encore une fois, nos gouvernements prennent les mesures les plus simples pour bien paraître devant le peuple… pour un temps.

La balloune se dégonfle et les prix sur les aliments qui augmentent, le tout pour absolument rien. Mise à part, pour garnir les poches des agriculteurs et les coffres de partis politiques.

 

La formule cellulosique pour créer de l’éthanol me semble une meilleure alternative pour se produit mais aucunement la meilleure formule à long terme. Car s’il faut en mettre plus pour faire autant de kilométrage… cela donne : ‘’4 trente sous pour une piasse !’’.

 

La vision à long terme est l’électricité et l’hydrogène !!! C’est tout.

 

Le Québec est la Mecque de l’hydroélectricité… et cela doit rester notre richesse. Notre OR BLEU !!!

 

Cesser de m’étouffer avec votre éthanol qui me coûtera encore plus chère pour ma vie et mes poches…

 

 

JFD.

 

 

 

 

[ publié par Zeff le 2008-08-05 09:00:33 ]

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[ Vendredi 1 août 2008 ]

L’ÉCONOMIE RALENTIE MAIS L’INFLATION EST STABLE POUR LE MOMENT !?

 

 

Je vous invite à lire l’article suivant paru dans le Journal La Presse dans la section Affaires, du vendredi 29 juillet 2008.

 

Titre : Le ralentissement plus à craindre que l’inflation.

 

Rudy Le Cours,

 

Selon toute vraisemblance, la croissance économique au deuxième trimestre aura été plus forte que prévu des deux côtés de la frontière.

Pourtant, l'expansion des deux économies devrait inquiéter davantage que les pressions inflationnistes au cours des mois à venir.

 

On s'attend à ce que le produit intérieur brut ait progressé de 2,0% aux États-Unis, d'avril à juin, à la faveur d'une amélioration de la balance commerciale et d'une consommation dopée par des rabais fiscaux aux ménages par Washington.

 

Au Canada, l'économie a sans doute crû de 0,2% en mai, selon la prévision des experts. Cela porte à croire que le trimestre se terminera par un retour à l'expansion, après le recul surprenant de 0,3%, cet hiver.

 

Aux États-Unis, les bénéfices des entreprises ont pourtant reculé pour un quatrième trimestre d'affilée ce printemps. Cela n'est guère un bon présage pour le marché du travail et les investissements.

 

Le marché de l'habitation reste en piètre état: le nombre de maisons neuves invendues équivaut à 10 mois de mises en chantier, et le prix des maisons neuves ou d'occasion est plus faible que l'an dernier.

Le taux d'inoccupation des propriétés s'élève à 2,8%, à un dixième près de son sommet historique atteint au premier trimestre. Les optimistes indomptables y verront une amélioration. C'est faire fi des conditions de crédit qui se sont durcies, compte tenu de la détérioration du bilan des banques régionales dont le prêt hypothécaire est la source principale de revenus.

 

De ce côté-ci de la frontière, l'affaiblissement de l'économie américaine compliquera encore la tâche aux manufacturiers alors que l'attiédissement de la consommation et des mises en chantier canadiennes limite aussi leurs débouchés intérieurs.

 

Après leur folle poussée du printemps, les prix du pétrole et des céréales fléchissent rapidement.

Les taux d'inflation très élevés le mois dernier aux États-Unis (5,0%) et au Canada (3,1%) ont de bonnes chances de se replier dès l'hiver. Les cours vertigineux de l'énergie se sont assez peu répercutés ailleurs dans l'économie, à l'exception notable du transport aérien.

Selon une recherche menée par Sébastien Lavoie, économiste chez Valeurs mobilières Banque Laurentienne, 116 des 173 articles formant le panier de provisions canadien de l'Indice des prix à la consommation sont à la hausse cette année, contre 127 l'an dernier alors que l'or noir et l'essence coûtaient beaucoup moins qu'aujourd'hui. "Cette statistique vient confirmer l'absence de contagion marquée de l'énergie vers les autres biens et services", juge-t-il.

 

En revanche, la hausse du prix de l'énergie n'a pas encore eu tout son impact sur le consommateur. C'est avec la facture de chauffage qu'on en prendra toute la mesure des deux côtés de la frontière.

 

À la différence du Québec, la plupart des provinces et des États américains produisent de l'électricité dans des centrales thermiques. Les prochaines factures, déjà incorporées en grande partie au taux d'inflation, seront reçues comme des électrochocs par plusieurs.

 

"Les villes, déjà aux prises avec des factures d'énergie accrues, vont sans doute majorer les tarifs de transports en commun ou l'impôt foncier", prédisent Derek Holt et Karen Cordes, économistes chez Groupe Banque Scotia. Autant d'éléments qui gonflent l'inflation globale qui sont exclus des indices de référence qui servent de baromètre à la Réserve fédérale et à la Banque du Canada dans l'établissement de leur politique monétaire.

Ces factures ventripotentes vont néanmoins inciter le consommateur à y regarder de plus près à la dépense.

 

La baisse observée ces derniers jours du prix du pétrole doit être vue pour ce qu'elle est jusqu'ici: un retour au prix du mois de mai. "Les autres forces qui se liguent contre les dépenses de consommation (aux États-Unis) comme l'affaiblissement du marché du travail, la baisse du prix des actifs (biens mobiliers et immobiliers) le resserrement du crédit et l'épuisement imminent des stimuli fiscaux demeurent de formidables obstacles", rappelle Andrew Tilton, économiste chez Goldman Sachs.

 

 


 

Je rappel qu’au dernier article que j’avais présenté sur ce site était plus positif par la Banque du Canada. Cette dernière prédisait que l’inflation sera stable… « Je ne suis toujours pas sûr de cette affirmation ! ».

 

Cet article démontre bien que plusieurs facteurs importants dans la vie des gens, ne sont pas pris en compte dans leur prédiction. Des facteurs que doivent choisir les gens à la fin des mois et dans leur budget annuel.

 

Je demeure toujours aussi pessimiste sur les prédictions jovialistes de la Banque du Canada et des politiciens. Ces gens qui veulent faire plaisirs à plusieurs personnes pour les garder dans un éternel optimisme.

 

Je vous mets en garde contre l’inflation des prochains mois à venir et sur les ralentissements économique de nos voisins du sud… Même si les chiffres ne sont pas trop alarmants… encore !

 

Qu’en pensez-vous ?

 

 

 

JFD.

 

 

 

 

 

[ publié par Zeff le 2008-08-01 08:29:09 ]

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[ Mardi 22 juillet 2008 ]

SELON LA BANQUE DU CANADA, L’INFLATION SERA MAÎTRISÉE...

 

 

Je vous invite à lire l’article suivant paru dans le Journal La Presse dans la section Affaires, du vendredi 18 juillet 2008.

 

Titre : Le ralentissement tire à sa fin.

 

Rudy Le Cours,

 

Malgré le présent soubresaut, l'inflation reste bien maîtrisée tandis que le ralentissement de notre économie tire à sa fin.

 

Dans la mise à jour du Rapport sur la politique monétaire publiée hier, la Banque du Canada évalue que l'économie a renoué avec la croissance au deuxième trimestre, avec une expansion de quelque 0,8 %. Celle-ci intensifiera son tempo pour atteindre 1,3 % et 1,8 % en rythme annualisé, cet été et l'automne prochain. Cette lente accélération se poursuivra jusqu'en 2010.

 

Le Conseil de direction de la banque attribue essentiellement la décroissance du premier trimestre à un mouvement impromptu des stocks. Fin 2007, les entreprises ont rempli leurs entrepôts en profitant de la manne que la parité du huard et du billet vert leur offrait. Durant l'hiver, elles les ont vidés, par crainte que les États-Unis n'entrent en récession.

 

Tout comme l'a fait la Réserve fédérale américaine (Fed), la Banque du Canada révise à la hausse sa prévision de croissance de l'économie américaine, la faisant passer de 1,0% à 1,6%, cette année. Si les entreprises se fient davantage à ces prévisions qu'à l'agitation des marchés financiers, la gestion des stocks devrait suivre un cours plus normal et moins perturber l'évolution du produit intérieur brut (PIB).

 

La banque fait ressortir que, malgré le recul de l'économie l'hiver dernier, le revenu intérieur brut (RIB) s'est apprécié de 2,4% en rythme annualisé. Il s'agit d'une mesure plus adéquate de l'enrichissement réel puisqu'elle prend en compte les fluctuations des termes de l'échange. On entend par là le rapport entre les prix des biens exportés (qui ont augmenté) et ceux des biens importés (qui ont diminué).

 

Pour l'année en cours, le RIB devrait atteindre 4,0% et même 4,4% l'an prochain alors que le PIB avancera de 1,0% et de 2,3% cette année et en 2009.

 

Conditions de crédit

 

La banque soutient aussi que les conditions de crédit se sont nettement améliorées au Canada, au point où elle a jugé inutile de prolonger les mesures extraordinaires mises en place durant l'hiver pour injecter des liquidités. Elle est la seule banque des économies avancées à avoir agi de la sorte jusqu'ici.

L'optimisme de la Banque se fonde aussi sur le fait que les institutions financières canadiennes sont peu exposées au risque d'une dégradation accrue du crédit et du bilan des banques américaines.

 

La baisse du taux directeur de 150 centièmes (de 4,50% en juillet 2007 jusqu'à 3,0% depuis avril) a permis aux institutions financières d'emprunter à moindres coûts malgré les exigences accrues des investisseurs.

En retour, elles peuvent prêter à un taux inférieur de 75 centièmes à celui d'il y a un an. Voilà sans doute pourquoi les crédits aux ménages demeurent très élevés même si cela ne se reflète pas par une augmentation de la consommation significative.

 

La Banque du Canada croit aussi que les pressions inflationnistes actuelles vont culminer l'hiver prochain avec une pointe de 4,1%. Dès l'automne 2009, l'indice des prix à la consommation (IPC) global aura retrouvé cependant son rythme souhaité de 2,0%.

Durant toute cette pointe, l'IPC de référence, qui exclut les huit variables les plus volatils comme l'essence, convergera aussi vers 2,0%.

 

Bref, la forte hausse présente des prix serait un phénomène éphémère, au Canada du moins.

Comme les effets de la politique monétaire mettent de six à huit mois à se concrétiser dans l'économie, la Banque du Canada juge donc approprié de conserver son taux directeur à 3,0% et de ne pas s'attaquer encore à l'inflation.

 

"Si la Banque paraît plutôt sereine quant à la croissance globale et les perspectives de l'économie canadienne pour 2009 et 2010, elle paraît aussi bien à l'aise avec les perspectives d'inflation, résume Douglas Porter, économiste en chef adjoint chez BMO Marchés des capitaux. C'est comme si elle pouvait bien vivre un bout de temps encore, sans changer le taux directeur."

 

 


 

À mon avis, la Banque du Canada est très optimiste… mais qui suis-je pour contredire cette institution de haute recherche et très prestigieuse.

 

Personnellement, je ne suis pas d’avis que les marchés boursier et des ventes seront aussi optimiste que la Banque du Canada suggère. Je me garde une petite gène quand même sur mes propos… et pour cause !

Je ne veux pas être l’oiseau de malheur pour notre économie et l’inflation pour les prochaines années.

 

Même l’économiste en chef de la BMO semble bien d’accord avec la Banque du Canada. Alors, tant mieux… et croisons-nous nos doigts pour que l’économie demeure aussi bonne.

 

JFD.

 

 

 

[ publié par Zeff le 2008-07-22 08:23:59 ]

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[ Lundi 14 juillet 2008 ]

LES ENTREPRISES PRIVÉES PLUS PERFORMANTES QUE LES PUBLIQUES.

 

Je vous invite à lire l’article suivant paru dans le Journal Le Devoir dans la section Économie, du vendredi 11 juillet 2008.

 

Titre : Les compagnies privées sont plus performantes que les publiques.

 

Éric Desrosiers,

 

Les compagnies détenues par des investisseurs privés se révèlent plus performantes que les entreprises cotées en Bourse, selon une étude d'Ernst & Young.

 

Le taux de croissance de la centaine de sociétés privées de partout dans le monde étudiées par la firme de consultants a atteint 24 % en 2007, soit le double de la moyenne (12 %) des sociétés dites publiques ou ouvertes. Ces sociétés privées ont également affiché de meilleurs bénéfices (16 % contre 10 %) et une meilleure croissance de la productivité (12 % contre 8 %), rapporte l'étude, qui a été dévoilée mercredi et dont les deux éditions précédentes étaient arrivées sensiblement aux mêmes résultats.

 

«Les faits recueillis permettent de contredire les mythes persistants voulant que le succès des entreprises détenues par des investisseurs privés tienne principalement à l'accès à du crédit facile et à des coupes dans les dépenses», y souligne-t-on. En fait, la hausse de leurs profits en 2007 était d'abord et avant tout attribuable à l'augmentation de leurs revenus (52 %), puis, en deuxième seulement, à la réduction de leurs coûts de fonctionnement (34 %), suivi par de nouvelles acquisitions (13 %).

 

L'un des principaux facteurs de succès de ces entreprises est notamment que leurs propriétaires s'engagent à plus long terme et plus à fond qu'ils ne le feraient avec une société publique cotée en Bourse. Cela commence en prenant contact avec les gestionnaires de la compagnie avant même d'y investir. Cela se poursuit ensuite avec l'adoption de plan d'affaires «ambitieux, mais aussi réaliste», avec la mise en place de structures décisionnelles et opérationnelles plus efficaces, où notamment les gestionnaires sont choisis pour leurs compétences et incités à diriger l'entreprise comme si c'était la leur.

 

Certains observateurs se sont inquiétés ces dernières années devant l'augmentation du nombre d'entreprises retirées des marchés boursiers pour être vendues à quelques grands investisseurs privés. Ces «privatisations» étaient assimilées à une perte de transparence de l'économie parce que les entreprises concernées ne sont plus obligées, par exemple, de produire des rapports trimestriels et annuels, d'organiser des assemblées publiques d'actionnaires ou encore de dévoiler la rémunération de leurs dirigeants.

 

D'autres, au contraire, pensent que c'est une bonne chose, notamment parce que cela permet aux entreprises de se libérer de la gestion à court terme imposée par la «dictature des résultats trimestriels».

 

D'autres Bell Canada

 

L'étude d'Ernst & Young s'est basée sur les résultats des 100 sociétés privées ayant fait l'objet des plus importantes ventes de parts durant l'année dans le monde et les a comparés aux grands indices boursiers. La firme de consultants dit s'attendre dans les prochains mois à ce que la hausse des coûts de crédit et le ralentissement économique viennent tempérer ce type d'activité. Celui-ci devrait toutefois reprendre de plus belle aussitôt que la situation économique s'améliorera.

 

L'exemple le plus connu de privatisation d'entreprise au Canada est la récente vente de BCE à un consortium d'investisseurs composé du régime de retraite des enseignants de l'Ontario (Teachers) et de deux fonds privés américains.

 

«Les caisses de retraite américaines ont une plus longue expérience dans ce genre de placements et y allouent proportionnellement une plus grande part de leurs investissements que leurs vis-à-vis au Canada», a observé hier en entretien téléphonique au Devoir François Tellier, associé des Services consultatifs transactionnels du bureau d'Ernst & Young de Montréal. Il a dit s'attendre, toutefois, à ce que les caisses de retraite canadiennes et québécoises s'intéressent de plus en plus à cette forme d'investissement, notamment parce qu'elle crée «une valeur réelle et durable».

 


 

Il est très intéressant de comparer ces types d’entreprises pour comparer et comprendre les différences entre les deux.

À suivre…

 

 

JFD.

 

 

 

 

[ publié par Zeff le 2008-07-14 11:09:14 ]

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[ Jeudi 10 juillet 2008 ]

LA TRANSPARENCE RÉUSSIS DANS PLUSIEURS DOMAINES, VOIR LE CAS D’ADF.

                       

Je vous invite à lire l’article suivant paru dans le Journal Les Affaires dans la section Entreprendre, du samedi 21 juin 2008.

 

Titre : La transparence sauve Groupe ADF.

 

Marc Gosselin,

 

 

C'est lors d'une crise qu'on peut juger de la capacité des gestionnaires de relancer une entreprise. Ceux de Groupe ADF, une entreprise de Terrebonne spécialisée dans la conception, la fabrication et l'installation de charpentes métalliques complexes, ont eu fort à faire pour éviter la faillite entre 2003 et 2005.

 

Bonne nouvelle, la PME fondée par Jacques Paschini a réussi à retrouver sa vitesse de croisière. Pour l'exercice 2007-2008, terminé le 31 janvier, le bénéfice net a atteint 34 millions de dollars et le carnet de commandes se chiffrait à 164,5 millions.

 

Mais l'entreprise est passée très près de la fermeture. Deux événements majeurs sont à l'origine de ses difficultés : les attentats du 11 septembre 2001 à New York et la construction du stade de football Ford Field, à Detroit.

 

Au moment des attentats contre le World Trade Center, 60 % des ventes de Groupe ADF étaient effectuées à New York. " Notre principal marché a été paralysé pendant deux ans ", dit Louis Potvin, chef de la direction financière.

À la même époque, la construction du Ford Field, domicile des Lions de Detroit de la Ligue nationale de football, a entraîné 90 millions de dollars canadiens de dépassement de coûts pour ADF. Le client n'a jamais payé cette somme, un jury d'arbitrage ayant jugé que Groupe ADF était responsable des 22 000 changements effectués par rapport aux devis. " À l'époque, nos marges de crédit de 110 millions étaient entièrement utilisées, et nous avions des contrats de 300 millions à honorer ", se remémore M. Potvin.

 

Négocier de gré à gré

 

Tous les éléments étaient en place pour pousser Groupe ADF au bord de la faillite. Dès janvier 2003, la PME a mis à pied 122 employés au Québec et aux États-Unis. Pour son exercice 2002-2003, la société cotée en Bourse a enregistré une perte de 45 millions de dollars, cinq fois à celle prévue par les analystes.

 

" Pour les gestionnaires, il était hors de question de se placer sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers. Nous avions plus à gagner en négociant de gré à gré ", indique Louis Potvin. " La crédibilité de l'entreprise constitue le seul actif qu'on contrôle devant ses avocats, ses banquiers et ses fournisseurs ", ajoute le chef de la direction financière.

 

Dans un tel contexte, le premier conseil de Louis Potvin est de " ne pas embellir la réalité. Il faut donner l'heure juste. Il faut s'assurer, comme entrepreneur, de bien contrôler l'information que l'on diffuse. Il doit y avoir un seul porte-parole ", explique-t-il.

 

La situation de la PME a été si délicate que celle-ci a fonctionné sans financement à court terme de 2003 à 2006. " Pendant certaines périodes, nous n'avions pas d'argent pour acheter de l'acier. Il fallait s'entendre à la pièce avec nos fournisseurs. Par exemple, on leur disait que nous allions recevoir un chèque telle date et les payer dans les cinq jours suivants. Nous avons négocié de cette façon avec nos fournisseurs pendant trois ans ", indique Louis Potvin.

 

La négociation de gré à gré a toutefois des limites. Incapable de s'entendre avec ses banquiers, la PME a choisi de racheter toutes ses marges de crédit, grâce notamment à l'appui de sa compagnie de cautionnement. Le créancier à long terme, la Banque de développement du Canada, a choisi de continuer de faire confiance à la direction de Groupe ADF. Une décision payante, puisque la Banque " a été remboursée ".

 

Aucun déchirement

 

" La famille Paschini [propriétaire] peut être fière. Nous avons mené la plus longue liquidation ordonnée au Québec. Et nous avons revu le modèle d'entreprise afin de diminuer le risque financier. Nous n'immobilisons plus d'argent dans nos propres installations, à l'exception de celles de la Floride, et dorénavant, nos clients absorbent dès le début d'un projet le coût des matériaux. La crise nous a permis d'améliorer notre gestion de la trésorerie, et nous n'utilisons plus nos marges de crédit. "

 

Au creux de la vague, Groupe ADF employait seulement 60 personnes. Aujourd'hui, 300 employés y travaillent.

 

LES CONSEILS DE L'EXPERT

 

" Groupe ADF a réussi un bon redressement "

Martine Guimond est avocate spécialisée en droit des sociétés et des valeurs mobilières chez Gowlings.

D’après Martine Guimond, avocate chez Gowlings. " La preuve, c'est que cette société va très bien aujourd'hui ", dit-elle.

 

Dans plus de 90 % des cas de difficultés financières, la transparence constitue la meilleure option, à condition qu'elle s'applique autant au conseil d'administration qu'aux banquiers, créanciers, fournisseurs et employés.

" En tant que société cotée en Bourse, la règle est d'avoir la même qualité d'information pour ses partenaires, banquiers, créanciers, autorités réglementaires, etc. Surtout, il faut divulguer les informations, bonnes ou mauvaises, à la même vitesse ", dit Mme Guimond.

 

Un porte-parole, un message

 

" Cette ouverture ne dispense pas d'un bon contrôle de l'information. L'entreprise doit compter sur un ou deux porte-parole responsables de toutes les informations diffusées ", explique Mme Guimond.

Il faut éviter que plusieurs personnes parlent au nom de l'entreprise au risque de lancer des messages contradictoires. " À cet égard, Groupe ADF a réussi à bien contrôler son message en temps de crise ", ajoute-t-elle.

 

De plus, les sociétés qui vivent des difficultés financières doivent livrer un message fidèle à la réalité. " Les entrepreneurs croient souvent jusqu'au bout qu'ils vont s'en tirer; or, ce n'est pas toujours le cas. " Groupe ADF s'en est tiré, et de belle manière, juge Mme Guimond.

 

 


 

 

Voici enfin une bonne nouvelle dans le domaine des affaires. Voici un cas d’honnêteté qui doit être valorisé dans notre société du paraître, du bien personnel, du je m’en foutisme…

 

La transparence et l’honnêteté devraient être la règle dans bien des domaines. Dans les affaires, en politique, en service public, dans la vie personnelle, etc.

Pour ce qui est de la compagnie ADF (Au Dragon Forgé) cela a très bien fonctionné et tant mieux !

 

Cette entreprise travaille présentement sur le prochain édifice qui remplacera les tours jumelles du World Trade Center. Ce qui les a mis dans le trouble, aidera à les remettre sur pied.

Ces gestionnaires ont fait des erreurs dans le passé, mais ces derniers ont réussis à se reprendre d’une manière très élégante et très efficace.

Ce sont dans ces moments difficiles que nous pouvons différenciés les bons gestionnaires des mauvais. Des gens fiers et intègrent de leurs entreprises aux gens qui ne font que compter les sous.

 

Une entreprise est bien plus que seulement une manière de faire des sous mais aussi un lieu de dépassement, de fierté et d’appartenance. Ces gens ont dû prendre des décisions difficiles et courageuses. Et ils gagnés.

Félicitation également à la Banque de Développement du Canada (BDC) qui ont réussis à faire un gros compromit pour cette entreprise québécoise dans un domaine difficile et concurrentiel.

 

Voilà une belle histoire qui se finit bien pour les gestionnaires, pour les employés, les actionnaires, les créanciers et autres.

Soyez donc transparent et honnête dans vos approches, dans votre vie et vous finirez par gagner. Voici un leitmotiv intéressant et bien plus valorisant que cette hypocrisie trop souvent répandue…

 

 

JFD.

 

 

 

 

[ publié par Zeff le 2008-07-10 08:06:36 ]

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[ Jeudi 3 juillet 2008 ]

LE CANADA SE TIRE BIEN DANS UN RAPPORT DE L’OMC ?

 

Je vous invite à lire l’article suivant paru dans le Journal Le Devoir dans la section Économie, du jeudi 19 juin 2008.

 

Titre : Le Canada, un des pays les plus ouverts.

 

Éric Desrosiers,

 

Le Canada ressort comme l'une des économies les plus ouvertes aux échanges commerciaux, selon un nouveau classement du Forum économique mondial.

 

Intitulé The Global Enabling Trade Report, le rapport, dévoilé hier à Genève par les organisateurs du forum qui se tient chaque année à Davos, en Suisse, compare 118 pays en fonction d'une dizaine de critères relevant de leurs politiques et pratiques commerciales, du traitement des marchandises à leurs frontières, de leurs infrastructures de transport et de communication ainsi que de leur contexte général d'affaires.

 

Le Canada arrive au 5e rang de ce classement, derrière Hong Kong (1er) et Singapour (2e), qui ont fait du commerce leur principal moteur de développement économique, et avec devant et derrière lui les pays d'Europe du Nord, également très tournés vers le commerce, en commençant par la Suède (3e) et la Norvège (4e), suivis par le Danemark (6e) et la Finlande (7e).

 

Le Canada s'est particulièrement fait remarquer pour le degré d'accessibilité de son marché (3e), reconnaissable aux faibles niveaux de ses barrières commerciales tarifaires et non tarifaires ainsi qu'à la forte proportion d'importations admises en franchise de taxe. Ses services douaniers seraient également relativement efficaces (9e), la qualité et la quantité de ses infrastructures de transport et de communication (11e) feraient également l'envie de plusieurs. Son environnement réglementaire (23e) et le coût infligé aux entreprises par la criminalité et le terrorisme (18e) ont pour leur part moins impressionné.

 

«La plupart des tarifs et des autres barrières commerciales issues de politiques ont été instaurés par les gouvernements pour protéger ceux qui sont exposés à des pertes à court terme à cause de l'augmentation de la concurrence étrangère, notent les auteurs du rapport qui fait plus de 400 pages.

 

D'autres obstacles sont les conséquences involontaires liées à des cadres institutionnels et des infrastructures physiques et humaines qui se sont développés au fil des ans dans chaque pays. Quoiqu'en soit leurs origines, ces barrières ont pour conséquence de réduire le flot des échanges commerciaux, ce qui réduit généralement le niveau de bien-être général».

 

La Chine et l'Inde loin derrière

Les pays développés se retrouvent globalement en tête de peloton de ce classement. Les États-Unis (14e) sont loin d'être les meilleurs à ce concours, se classant derrière l'Allemagne (8e) et le Japon (13e), et tout juste devant le Royaume-Uni (16e), l'Australie (17e) et la France (19e). La remarquable qualité de ses infrastructures de transport et de communication (3e) et l'ouverture de ses politiques au commerce ne seraient pas suffisantes pour compenser «le manque d'efficacité» de son système douanier (21e) et de ses coûts de sécurité (25e).

Grande puissance exportatrice pourtant, la Chine (48e) paraît encore moins disposée que les États-Unis à garantir la réciproque. «Avant tout, la Chine reste un pays assez fermé, dit le rapport. Bien que son succès repose fortement sur ses exportations, les importations y sont encore sévèrement limitées par des barrières tarifaires et non tarifaires, malgré son accession à l'Organisation mondiale du commerce».

 

Les autres économies émergentes ne font guère mieux. Le 59e rang de l'Afrique du Sud n'apparaît pas si mal compte tenu du fait qu'il lui assure malgré tout le 2e rang parmi des pays d'Afrique subsahariens, qui ont tendance à se tenir en queue de peloton en ce domaine. L'Inde arrive pour sa part à la 71e place, le Brésil à la 80e et la Russie à la 103e, loin, très loin de tous les autres pays européens à cause du peu d'ouverture de ses politiques commerciales (99e), de la redoutable inefficacité de son administration douanière (92e) et d'un cadre réglementaire carrément hostile (117e).

 

Un autre rapport, de la Banque mondiale celui-là, soulignait mardi que, si les pays développés se montraient effectivement les plus ouverts au commerce, certaines de leurs politiques avaient néanmoins pour effet de bloquer les importations étrangères, justement dans les secteurs susceptibles d'être les plus profitables aux pays pauvres, tels l'agriculture et certains produits à plus grande valeur ajoutée. Les auteurs de l'édition 2008 des Indicateurs du commercial mondial, de l'institution internationale, pointaient notamment le Canada d'un doigt accusateur à cause de ses tarifs commerciaux à l'encontre des produits finis des secteurs non agricoles.

 


 

 

Pour une des rares fois, je suis content de voir le nom ‘’Canada’’ dans les 5 premières positions. Surtout quand cela provient d’un rapport rédigé par une organisation très bien reconnue.

 

En même temps, ce rapport me porte à me poser des questions. Surtout quand il s’agit de nos infrastructures et communications. Car, il semble que nous sommes au 11e rang. Alors je pose deux questions : Ont-ils vus nos routes au Québec ? Les routes ailleurs dans le monde sont-elles en si piteux états ?

Heureusement que les routes des autres provinces sont bien meilleures pour nous permettre d’avoir une note relativement bonne.

 

L’environnement règlementaire nous donne la note de 23e au monde… pas fort ! Et pour cause… Il y a des années et des lunes que plusieurs entreprises et ordres professionnels demandent des changements. Il semble que bien des choses restes à faire !

 

La criminalité et le terrorisme ne sont guère plus reluisants. Pourtant, les montants d’argents sont de plus en plus importants pour lutter à ces fléaux mondiaux mais pourtant nos efforts ne sont pas très gratifiants. Probablement que les techniques ne sont pas à la hauteur des moyens. Trop souvent mené par les mêmes gens, la lutte aux criminels et terroristes ne semble pas très efficace.

 

Mais réjouissons-nous, nous sommes devant plusieurs forces économiques mondiaux… pour une fois. Mais continuons à nous améliorer !

 

 

JFD.

 

 

 

 

[ publié par Zeff le 2008-07-03 17:28:46 ]

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[ Jeudi 19 juin 2008 ]

LA CHINE S’AMÉRICANISE. IL Y A-T-IL UN MOYEN DE S’EN SAUVER ?

 

Je vous invite à lire l’article suivant paru dans le Journal Les Affaires dans la section en manchettes, du samedi 14 juin 2008.

 

Titre : Des entreprises quittent la Chine, devenue trop coûteuse.

 

François Normand,

 

Mondialisation.

 

Raymond Durocher s'arrache les cheveux. L'explosion des coûts de production en Chine chambarde son modèle d'entreprise. "Les coûts ont tellement augmenté qu'il faut regarder ailleurs", dit le président du Groupe Holiday, un importateur de valises fabriquées en Chine.

 

L'entreprise canadienne ne quittera toutefois pas la Chine. Le pays possède encore une économie compétitive malgré la hausse des coûts de production, surtout dans les secteurs à faible valeur ajoutée, comme le textile, le vêtement et la chaussure.

 

Mais Groupe Holiday pourrait bientôt faire fabriquer jusqu'à 50 % de ses valises dans d'autres pays asiatiques, comme la Thaïlande, le Bangladesh, le Viêtnam ou le Cambodge. "C'est une mini révolution dont je me serais passé", confie Raymond Durocher.

 

D'autres entreprises révisent aussi leur stratégie en Chine, comme Giolong International, une firme de Montréal qui aide des sociétés québécoises à s'implanter en Chine. Elle a ouvert l'an dernier un bureau au Viêtnam, qui s'ajoute aux trois qu'elle exploite en Chine.

"La Chine ne sera pas toujours la solution : si nos clients ne veulent plus y faire affaire, il faut se diversifier", affirme la directrice du développement, Marie Dionne.

 

La recherche d'une solution de remplacement à la Chine est loin d'être un phénomène isolé. Près d'une multinationale sur cinq présente dans ce pays prévoit déplacer certaines de ses activités dans d'autres pays asiatiques, selon un sondage récent de la Chambre de commerce américaine à Shanghaï.

Ce n'est pas tout. Il y a aussi des délocalisations à l'intérieur même de la Chine. "Des entreprises chinoises quittent la province de Guang-dong, dans le Sud-Est du pays, pour aller dans le Nord-Est où les coûts de production sont moins élevés", explique Pierre Farah-Lajoie, président de PFL Solutions, qui aide les entreprises d'ici à traiter avec la Chine.

 

La hausse des coûts qui touche l'ensemble de la chaîne de production tient à plusieurs facteurs locaux, qui s'ajoutent aux facteurs internationaux que sont l'explosion des prix des matières premières et de l'énergie.

 

1. Les salaires augmentent

 

La forte croissance économique que connaît la Chine depuis un quart de siècle a fait augmenter les salaires et le niveau de vie des travailleurs, dans le secteur manufacturier comme dans celui des services. "Depuis 10 ans, les salaires ont plus que doublé en Chine", précise Marie Dionne.

 

En fait, les salaires varient beaucoup d'une région à l'autre de la Chine en fonction de l'offre et de la demande ainsi que du niveau de développement. "Le salaire minimum varie de 1,30 à 1,35 $ de l'heure à Shanghaï, mais il peut descendre jusqu'à 0,60 $ dans les provinces très reculées", précise Loïc Tassé, spécialiste de la Chine et membre du CERIUM de l'Université de Montréal.

 

2. Les Chinois travaillent moins

 

Les Occidentaux n'ont pas le monopole de la conciliation travail-famille. Même s'ils ont peu d'enfants, les Chinois veulent de moins en moins travailler comme des forcenés. "Ils revendiquent de plus en plus, dit Marie Dionne. Grâce à Internet, aux vacances et aux voyages d'études à l'étranger, ils savent de plus en plus ce qui se passe ailleurs dans le monde."

"Les heures travaillées ont tendance à diminuer, mais les Chinois sont prêts à travailler plus longtemps si c'est dans l'intérêt de l'entreprise", dit pour sa part Ari Van Assche, spécialiste de la Chine et de la chaîne d'approvisionnement globale à HEC Montréal.

 

Mais pas à n'importe quel prix, rétorque Réjean Provost, vice-président de Canamexport, une entreprise offrant des services d'impartition à des fabricants de vêtements. "Comme ici, les heures supplémentaires sont payées double tarif", dit-il.

De plus, dans un contexte de pénurie de main-d'oeuvre, les Chinois sont de moins en moins fidèles à l'égard de leur employeur. "On peut changer d'entreprise pour 5 cents de plus de l'heure !" précise Marie Dionne.

 

3. La monnaie chinoise s'apprécie

 

La montée du yuan par rapport au dollar américain, monnaie de référence dans les contrats internationaux, est aussi responsable de la hausse des coûts d'importation de biens fabriqués en Chine.

 

Pendant des années, le yuan était arrimé au billet vert, comme l'est encore le dollar de Hong-Kong. Ainsi, les Chinois obtenaient 8,28 yuans pour un dollar américain. Mais en 2005, Beijing a mis fin à ce taux de change fixe sous la pression des États-Unis, exaspérés par l'explosion de leur déficit commercial avec la Chine. Aujourd'hui, la valeur du yuan est arrimée à un panier de devises comprenant l'euro et le dollar américain.

Actuellement, le dollar américain vaut environ 6,90 yuans, soit 20 % de plus qu'il y a trois ans. Cette situation pénalise par conséquent les entreprises chinoises, qui reçoivent moins de yuans pour chaque dollar américain. "Elles ont d'ailleurs commencé à augmenter leurs prix", précise Raymond Durocher. Les manufacturiers chinois prévoient une nouvelle hausse de leur monnaie, selon Réjean Provost : "Il y a déjà des contrats qui se signent à 6 yuans du dollar".

4. La fin des subventions à l'exportation

 

L'abolition, en 2007, d'une ristourne fiscale (tax rebate) sur les exportations de quelque 2 500 produits à faible valeur ajoutée fabriqués en Chine fait aussi bondir les coûts d'approvisionnement des entreprises canadiennes.

"Ça fait augmenter les coûts d'importation de 12 à 15 %", précise Pierre Farah-Lajoie.

 

Ces derniers mois, il a importé trois cargaisons d'acier pour un de ses clients québécois. Ce dernier a dû débourser près de 25 % de plus qu'il aurait fait à l'époque où la ristourne fiscale était en vigueur. Et cela sans compter les coûts de transport qui augmentent en flèche, en raison de la hausse du baril du pétrole...

Selon le président de PFL Solutions, les autorités chinoises l'ont supprimée pour optimiser la consommation d'énergie en Chine et la concentrer dans la fabrication de produits à forte valeur ajoutée. "La Chine veut devenir spécialiste d'industries plus complexes", confirme Ari Van Assche, de HEC Montréal.

 

Le contexte

 

TERRE D'INVESTISSEMENT

 

16,6 %

Taux de croissance annuelle moyen des investissements directs étrangers au Viêtnam, depuis 2000.

 

Le viêtnam, troisième économie d'Asie ?

 

"Le Viêtnam dépassera, en 2025, les 115 millions d'habitants; s'il sait réformer son système politique, bancaire et scolaire, s'il sait mettre en place des infrastructures routières et lutter contre la corruption, il deviendra la troisième économie d'Asie"

- Jacques Attali, Une brève histoire de l'avenir, 2006

 

Commerce extérieur

 

21,2%

Proportion des exportations totales du Viêtnam qui sont envoyées aux États-Unis, faisant de l'Oncle Sam le principal marché étranger du Viêtnam, devant le Japon et l'Australie.

 

Pauvreté extrême

 

1400

Produit intérieur brut par habitant au Bangladesh, en dollars américains, établi en fonction de la parité des pouvoirs d'achat.

 

Protégez-vous en Inde

"Il est fortement recommandé aux investisseurs de retenir les services d'un avocat local et d'intégrer l'arbitrage international dans leurs contrats"

- Exportation et développement Canada (EDC)

 

Tissus Indiens

 

13,5 %

Proportion des produits textiles dans les exportations de l'Inde.

 


 

 

Voilà ce que je disais depuis longtemps à mes amis, connaissances et interlocuteurs… maintenant le temps est arrivé !

 

Les coûts augmentent en Chine; les gens veulent plus de salaires et d’avantages sociaux; et les gens ‘’américanise’’ leur façon de vivre et de travailler. Seul le Japon résiste aux pressions de l’américanisation dans leur travaille.

 

Les mouvements d’entreprises dans les terres intérieures de la Chine et dans les autres pays ayant les mêmes avantages que la Chine avaient il y a 30 ans. Mais cela… ce n’est pas fini !!! Il en reste encore beaucoup de pays comme cela et sur plusieurs continents : Asie, Afrique et Amérique du sud.

 

Notre avantage des années 1920 à 1970 est maintenant le lot des pays en voie de développement. Ce qui fait pour nous, des années encore difficiles pour diverses entreprises, économies…

 

Voilà pourquoi que nos gens doivent se spécialiser ou bien étudier longtemps sur les bancs d’école… et non pas décrocher des écoles secondaires à 40 %. Beaucoup de boulot pour remettre notre réseau scolaire à niveau avec plusieurs pays de la planète. La mondialisation n’est pas seulement dans le bois et les emplois… mais bien dans tout !

 

La productivité, les stratégies, les planifications et le travail de plusieurs intervenants doivent être focalisés dans le même sens. Et non en combat intestine éternellement…

 

Heureusement que le prix du pétrole augmente… et oui une chance ! Car le coût du transport ralentisse les ardeurs de certaines entreprises à déménager certaines tâches vers l’étranger. Mais, c’est toujours les CONSomateurs qui paient les frais. Et cela, ce sont aussi les CONStribuables et CONcitoyens du Québec. Donc : VOUS !!!

 

 

JFD.

 

 

 

 

[ publié par Zeff le 2008-06-19 18:07:52 ]

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[ Lundi 26 mai 2008 ]

LES COÛTS ET BÉNÉFICES EN PRENANT LE VIRAGE VERT.

 

 

Je vous invite à lire l’article suivant paru dans le Journal Les Affaires dans la section Dossiers, du samedi 10 mai 2008.

 

Titre : Les coûts et les bénéfices du virage vert.

 

Stéphane Gagné,

 

L'application des principes du développement durable en entreprise est quasi incontournable. La question des coûts et des bénéfices est cruciale.

 

Les coûts...

 

D'abord, les coûts. Se donner une image verte risque d'être plus onéreux pour une entreprise manufacturière qui transforme des tonnes de matières premières (comme Rio Tinto Alcan, par exemple) que pour une entreprise de services comme Bell. "Les organisations ne partent pas sur un pied d'égalité", confirme Corinne Gendron, professeure à l'École des sciences de la gestion de l'UQAM et titulaire de la Chaire de responsabilité sociale et de développement durable.

 

Les coûts seront aussi plus importants si la haute direction de l'entreprise en fait un véritable enjeu d'affaires et y met l'argent qu'il faut pour réaliser les objectifs qu'elle s'est fixés, selon Mme Gendron. "À l'inverse, l'adoption d'une simple politique, sans cible précise à atteindre, n'est pas très coûteuse, mais l'entreprise n'en retirera pas grand-chose sur le plan de sa crédibilité."

 

Points de départ : établir un diagnostic et adopter un plan d'action. "En fonction des objectifs, il est possible qu'il faille investir pour améliorer l'efficacité énergétique ou remplacer de l'équipement désuet, explique Mme Gendron. Le rendement de l'investissement, n'est pas toujours facile à calculer."

 

L'entreprise doit aussi prévoir des coûts liés au processus de certification qu'elle choisira (LEED, Visez Vert, ISO 14000, par exemple). Pour suivre l'évolution de sa politique, elle devra mettre en place différents indicateurs (taux d'absentéisme, coûts de chauffage, etc.) afin de mesurer les améliorations. L'implantation d'un système de gestion de l'information s'impose alors.

 

...et les bénéfices

Certaines retombées sont plus faciles à chiffrer que d'autres. "En réduisant ses emballages, l'entreprise pourra économiser sur l'achat de papier ou de plastique, explique Anne- Marie Saulnier, experte-conseil en développement durable chez Optim Ressources. Cela pourrait aussi se traduire par des réductions des coûts de manutention et d'enfouissement en envoyant moins de matières premières au rebut."

Ses bonnes actions étant reconnue, l'entreprise aura de la publicité gratuite. Cela pourra se traduire sur son budget de marketing. Sur le plan de l'image, les retombées seront moins directes pour une entreprise qui vend ses produits à d'autres entreprises que pour une qui est en contact avec les consommateurs, dit Mme Gendron.

 

Mme Saulnier constate que les entreprises sont vagues sur les bénéfices de leurs politiques de développement durable. "La réduction des coûts est rarement chiffrée dans leurs rapports annuels dit-elle. Et quand il y a des chiffres, ils ne sont pas toujours précis." Une situation qui s'explique par le fait qu'il s'agit d'un domaine d'intervention récent.

 


 

Cet article démontre bien que les entreprises ne partent pas sur le même pied d’égalité quand il s’agit de l’environnement. Les différences sont notables et les coûts aussi...

 

Les gouvernements qui veulent faire une politique de conscientisation auprès des entreprises doivent en tenir compte. Les crédits d’impôts ‘’at large’’ ne sont pas  honnête envers l’ensemble des entreprises. ‘’Les efforts de une entreprise sont moins grandes que l’autres, mais le crédit lui ???’’.

 

Les solutions miracle qui se veulent ‘’La Solution’’ mur à mur, encore une fois, ne doit pas s’appliquer pour toutes les catégories d’entreprises et de leurs situations géographiques. Car une entreprise qui consomme de l’hydro-électricité est moins polluantes que celle qui consomme de l’électricité produite par du charbon. Les solutions environnementales ne doivent pas seulement venir du plus haut palier gouvernemental mais plutôt du plus bas... de la base !

 

Selon les réalités de chacun !!!

 

JFD.

 

 

 

 

[ publié par Zeff le 2008-05-26 06:16:40 ]

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[ Mardi 20 mai 2008 ]

LE QUÉBEC DOIT PRENDRE EXEMPLE SUR UNE VILLE : HONG KONG.

 

 

Je vous invite à lire l’article suivant paru dans le Journal Les Affaires dans la section Tendances, du samedi 17 mai 2008.

 

Titre : Aux portes de la Chine, Hong-Kong a plus que jamais un rôle à jouer.

 

François Normand,

 

 

HONG-KONG - Tout va vite dans cette ville. La circulation, les affaires, même les rendez-vous défilent à vive allure... Mais Mike Rowse, lui, prend tout son temps et une grande respiration avant de répondre à notre question : "Hong-Kong, dépassée ? Ceux qui disent ça sont des ignorants !" lâche-t-il sèchement, visiblement piqué au vif.

 

Le directeur d'Invest Hong Kong, une société d'État qui aide les investisseurs à s'implanter dans la région, n'est pas le seul à dénoncer le discours de certains spécialistes de l'Asie qui affirment que la ville a perdu de son lustre et qu'elle n'est plus la porte d'entrée pour faire des affaires en Chine continentale. Bernard Pouliot, président et cofondateur de Quam, une société de services d'investissement de Hong-Kong, partage son opinion. "C'est une grossière erreur d'analyse", dit-il en insistant bien sur chaque mot.

"Notre ville est encore plus importante aujourd'hui, affirme pour sa part le ministre de Finances de Hong-Kong, John Tsang. Il y a des plus en plus de gens qui viennent ici pour faire des affaires avec la Chine !"

 

Les multinationales peuvent se passer de Hong-Kong, mais pas les PME

La plupart des intervenants que nous avons rencontrés admettent toutefois que les grandes entreprises étrangères ont moins besoin de transiter par Hong-Kong pour aller en Chine.

 

Ainsi, même si le droit des affaires n'y est pas toujours clair, les grandes sociétés peuvent survivre dans le "Far East" chinois. Elles s'appuient sur leurs importantes ressources humaines et matérielles, sans parler de leurs contacts politiques.

 

Mais c'est loin d'être le cas pour les PME. Leur faible notoriété et leurs moyens restreints les exposent à se cassent les dents, voire à faire faillite. "On remplirait un cimetière avec les entreprises à qui s'est arrivé", confie Bernard Pouliot.

Celles-ci auraient donc tout intérêt à entrer en Chine par Hong-Kong. Un environnement d'affaires prévisible et dynamique, c'est la carte que joue l'archipel aujourd'hui pour convaincre les entreprises et les investisseurs étrangers qu'elle est encore un formidable tremplin pour brasser des affaires en Chine.

Depuis 1997, l'ancienne colonie britannique a dû se repositionner pour faire face à la montée en puissance de la Chine continentale. Avec ses 7 millions d'habitants, Hong-Kong pèse peu face au 1,3 milliard de Chinois et aux mégapoles comme Shanghai.

 

Malgré tout, elle demeure une importante plaque tournante commerciale en Asie, que ce soit en matière d'impartition, de distribution ou de gestion de chaînes d'approvisionnement internationales.

 

Et pas seulement pour les entreprises étrangères, précise Nicholas Kwan, directeur de la recherche, Asie, de la banque britannique Standard Chartered. "Les Chinois passent de plus en plus par Hong-Kong pour vendre leurs produits à l'étranger."

 

Les avantages de New York et de Londres, mais en Chine

Hong-Kong est aussi une des trois principales places financières de la planète, aux côtés de New York et de Londres. En janvier, le magazine Time consacrait d'ailleurs un dossier à ces trois mégapoles interconnectées, en titrant à la une "Ny-lon-kong".

 

La puissance financière est l'atout de taille de Hong-Kong. Bien qu'elle soit retournée dans le giron de la Chine communiste, la ville a les caractéristiques des grandes places financières internationales : une monnaie convertible et aucun frein à la mobilité des capitaux; un système bancaire privé; une libre circulation de l'information; et un système juridique indépendant qui protège la propriété privée.

 

La présence d'un système juridique indépendant, inspiré, comme au Canada, de la common law britannique, est fondamentale pour les gens d'affaires. "Si une entreprise a un litige commercial à Hong-Kong, elle va simplement devant les tribunaux", dit Kishore K. Sakhrani, directeur de ICS Trust Asia, une firme de consultants de Hong-Kong qui aide les entreprises à s'établir là-bas.

 

En Chine continentale, le recours aux tribunaux est un pari risqué. Les cours de justice n'y sont pas indépendantes : elles sont régulièrement soumises à diverses pressions politiques, surtout en dehors des grandes villes.

 

Une des sociétés les plus efficaces et compétitives du monde

L'administration publique que Hong-Kong est aussi beaucoup plus rapide et efficace que celle du reste de la Chine. Ainsi, un entrepreneur peut y obtenir toutes les autorisations pour lancer une entreprise en deux semaines. "En Chine continentale, ça peut prendre plus d'un an", dit le directeur de ICS Trust Asia. "C'est vraiment facile de lancer une entreprise", confirme Vincent Gauthier, directeur de I-Scream, un fabricant de crème glacée haut de gamme.

On constate cette efficacité dans l'ensemble de l'économie, du chargement-déchargement des conteneurs au port de Hong-Kong (un des plus importants du monde) à la réalisation des projets d'infrastructure en passant par la gestion des transports en commun.

 

" C'est une des villes les plus efficaces au monde, dit Michel Lahaie, président et fondateur d'Axiom Investment Management, une firme d'investissement et de gestion de fortune. Même le traitement des bagages à l'aéroport de Hong-Kong se fait plus vite qu'ailleurs, surtout par rapport aux aéroports canadiens !"

 

Cette économie est aussi une des plus compétitives au monde, sans parler de son approche visiblement favorable à l'entreprise en matière de fiscalité. Ainsi, à Hong-Kong, seuls sont imposables les bénéfices des sociétés (taux de 16,5 %), les salaires (taux maximal de 15 %) et les revenus issus de la location des biens immobiliers. Par conséquent, il n'y a pas d'impôt sur l'achat de biens et de services ni sur les gains en capital et les dividendes. Ce qui fait de Hong-Kong une des économies développées les moins imposées au monde, selon Invest Hong Kong.

 

Cette ville internationale attire aussi les talents du monde entier, de sorte qu'elle regroupe des experts dans plusieurs domaines pointus. "Je trouve ici des analystes financiers qui peuvent suivre simultanément des titres d'entreprises coréennes et indonésiennes. On ne trouve pas ça ailleurs", dit Vincent Duhamel, directeur, gestion de portefeuilles de Goldman Sachs Asia, à Hong-Kong.

 

Exception culturelle

 

La culture d'affaires de Hong-Kong est aussi unique. Ni occidentale ni chinoise, elle est plutôt internationale, mais avec une touche bien asiatique. "Si vous voulez y implanter une entreprise, embauchez un bon gestionnaire local !" conseille d'ailleurs Allan Zeman, un homme d'affaires originaire de Montréal aujourd'hui bien en vue à Hong-Kong.

 

"Il faut aussi être bien préparé, et surtout, avoir quelque chose de différent à offrir", dit pour sa part Victor Apps, président de Manulife à Hong-Kong et président de la Chambre de commerce du Canada à Hong-Kong. Un entrepreneur mal préparé n'aura sans doute pas de deuxième chance.

Il faut avoir un projet bien ficelé, confirme Bernard Pouliot. "Les Hong-Kongais sont compétents et sérieux, dit-il. Ils ne veulent pas faire affaire avec des beaux parleurs." Cela dit, les gens d'affaires qui veulent s'implanter à Hong-Kong ne doivent pas viser trop haut au départ, ajoute-t-il.

 

Tout va vite dans cette ville. Et le temps, c'est de l'argent... sans doute plus que nulle part ailleurs dans le monde.

 

Bien honnêtement, je crois que le Québec et même le Canada, devraient s’inspirer de la ville de Hong Kong dans plusieurs domaines.

L’efficacité est à l’ordre du jour par là, beaucoup moins le cas dans notre coin du monde !!!

 

 

 

Les Québécois doivent prendre des mesures pour démystifier cette ville avec le même nombre d’habitants que le Québec dans une superficie beaucoup moindre et avec seulement les habitants comme ressources naturelles.

 

Un dossier à suivre dans tous les domaines...

 

JFD.

 

 

 

 

[ publié par Zeff le 2008-05-20 19:24:32 ]

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[ Mardi 13 mai 2008 ]

DES PANACÉS POUR GUÉRIR UN CANCER PORCIN... PAS TROP FORT.

 

Je vous invite à lire l’article suivant paru dans le Journal La Presse dans la section Affaires, du mercredi 23 avril 2008.

 

Titre : Les producteurs dans une situation critique.

 

Hugo Fontaine,

 

L'industrie québécoise du porc vit une crise qui n'en finit plus. Et depuis un an, les choses empirent. Le prix des céréales grimpe, celui du porc chute. Le dollar canadien reste élevé. Les producteurs sont "pris à la gorge". Alors qu'Ottawa lance un programme pour réduire de 10% le nombre de porcs reproducteurs au pays, Québec met de la pression pour que les acteurs de l'industrie se trouvent un nouveau modus operandi.

 

Portrait d'une industrie qui a le moral dans les sabots...

 

Depuis une dizaine de jours, le gouvernement fédéral a mis en marche un programme qui vise à n’éliminer rien de moins que 10% du cheptel porcin canadien. Ottawa débloque 50 millions de dollars pour convaincre des producteurs de quitter le marché ou d'éliminer leurs porcs reproducteurs.

 

De cette façon, Ottawa prévoit éliminer du marché 150 000 truies, ce qui représente, à terme, une diminution de 3 millions de porcs.

Si le remède paraît fort, c'est que les maux sont sévères. Les producteurs vivent une crise qui n'en finit plus de finir, et Ottawa espère que la réduction du cheptel pourra soutenir les prix.

 

Les producteurs, quant à eux, ne condamnent pas le programme, mais n'y voient pas une panacée. "Un plaster sur le bobo", croit le producteur René Leblanc, de Baie-du-Febvre.

Le bobo est en fait, pour les producteurs, une plaie béante qui tend bien plus à s'infecter qu'à se refermer.

 

Il y a un an, La Presse Affaires faisait état de la crise, déjà très grave au bout de deux ans de maladies dans les troupeaux. Depuis, la situation a évolué dans le mauvais sens.

 

"Les prix ont chuté de façon radicale depuis septembre dernier", indique le président de la Fédération des producteurs de porc du Québec (FPPQ), Jean-Guy Vincent.

Les problèmes de surproduction mondiale se sont accentués. Il y a aujourd'hui 25 % plus de viande de porc réfrigérée aux États-Unis qu'il y a un an, selon le directeur de la production de l'entreprise porcine F. Ménard, Luc Ménard.

 

Le dollar canadien, déjà élevé il y a un an, a continué à grimper, au grand dam des exportateurs. En 2004, un producteur québécois recevait 117 $ pour un porc. À prix égal, aujourd'hui, le producteur ne reçoit que 98 $, à cause du taux de change.

 

Hausse du prix des grains

 

Comme si ce n'était pas assez, les prix des grains, essentiels pour nourrir les animaux, atteignent des niveaux record. Depuis six mois, le prix du maïs a augmenté de 50 %.

 

"Quand c'est rendu que Bernard Derome parle des prix du grain au Téléjournal, c'est que c'est rendu élevé", lance Luc Ménard.

 

La crise est mondiale. Mais tout joue contre le Québec. "Depuis quelques années, on a un quasi-moratoire sur les porcheries à cause de la pression sociale et des règles environnementales, rappelle Daniel-Mercier Gouin, professeur au département d'économie agroalimentaire de l'Université Laval. Cette situation qui perdure conduit à réduire les investissements."

"Les producteurs ne sont pas en mesure de suivre le rythme de développement", ajoute-t-il.

 

Le Québec exporte plus de 50 % de sa production de porc. Aux États-Unis, les grandes entreprises verticalement intégrées sont bien plus efficaces et font la vie dure aux exportateurs québécois sur les marchés asiatiques à fort potentiel.

 

De surcroît, le porc américain prend de plus en plus de place sur le marché québécois.

 

Les producteurs ont des coûts de production trop élevés, et l'industrie québécoise n'est plus assez compétitive.

 

Dans ces circonstances, les producteurs sont financièrement "pris à la gorge", pour reprendre les mots de M. Coulombe.

"Un producteur perd environ 50 à 60 $ par porc", souligne François Bédard, spécialiste des affaires techniques au Conseil canadien du porc.

 

Le pari d'Ottawa

 

Ottawa fait donc le pari de réduire le cheptel pour soutenir les prix et aider les producteurs qui restent dans le marché en mettant sur pied son Programme de réforme des porcs reproducteurs.

 

"Il y a trop de porcs dans le marché, il faut l'ajuster", explique Susie Miller, directrice générale du Bureau de la chaîne de valeur des aliments chez Agriculture et Agroalimentaire Canada.

 

"L'objectif est de relever les prix, mais on ne sais pas si ça va arriver, et dans combien de temps", note François Bédard.

Depuis le 14 avril, un producteur peut réclamer 225 $ par porc reproducteur éliminé. Le programme est rétroactif au 1er novembre et le producteur peut récupérer des sommes pour les animaux vendus depuis ce temps.

 

En contrepartie, le producteur ne doit vendre aucune truie après le 14 avril, et doit s'engager à dépeupler une porcherie de tous ses porcs reproducteurs pour une période d'au moins trois ans.

 

Les producteurs ne se font pas d'illusions sur la portée du programme.

"Un producteur moyen qui possède 300 truies recevra 67 500 $, en échange de quoi il devra renoncer à utiliser ses bâtisses, illustre le secrétaire du Syndicat des producteurs de porc de la Beauce, Mario Rodrigue. Si tu as des dettes sur ces bâtisses, ce n'est pas un bon deal."

 

"C'est un programme intéressant pour le producteur qui quitte ou qui veut quitter, dit Jean-Guy Vincent. Mais ce n'est pas un incitatif, parce que l'endettement des fermes est beaucoup plus élevé."

"Je ne veux pas condamner le programme, mais ça prend des solutions plus énergiques, ajoute Mario Rodrigue. Ce n'est pas ça qui va sauver le secteur porcin."

 

Les porcs éliminés seront récupérés pour faire des nourritures animales, entre autres. Au Québec, la FPPQ a conclu une entente avec des banques alimentaires pour leur fournir la majorité de la viande. Le Conseil canadien du porc garantit que les viandes seront récupérées, sauf dans le cas de très petites fermes qui n'auraient que deux ou trois truies, par exemple.

 

Encadré(s) :

 

71 MILLIONS

Nombre de porcs du Québec vendus en 2006

 

309 MILLIONS

Nombre de porcs du Canada vendus en 2006

 

2490

Nombre de fermes porcines au Québec (2006)

 

1635

Nombre moyen de porcs par ferme au Québec (2006)

 

178

Nombre moyen de porcs par ferme au Québec (1976)

 

 

  

 


 

Les inconvénients de fabriquer de l’essence avec des produits de bases dans la nourriture pour les humains et bien sûr nos animaux, envenime plusieurs problèmes plutôt que de diminuer réellement d’autres problèmes.

 

Vouloir régler un problème d’environnement au détriment d’un secteur aussi important qui est de se nourrir, n’est pas la solution miracle que plusieurs écolos recherchaient.

 

Le prix du dollar qui monte, le prix de l’essence qui augmente, les prix de productions qui diminuent en Asie et l’augmentation de la demande mondiale en Chine, en autre, n’aide en rien notre système économique établi au Canada.

 

Donner des sous pour réduire un cheptel tout en faisant rien pour les employés, les producteurs et en ne voulant pas changer notre manière de payer cet économie. Je ne crois pas qu’il s’agit d’un bon choix à moyen et long terme. Ce n’est que de la poudre aux yeux pour certains électeurs...

 

JFD.

 

 

 

[ publié par Zeff le 2008-05-13 06:31:11 ]

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[ Mercredi 7 mai 2008 ]

LES PRÉVISIONS DE LA BANQUE DU CANADA SONT MOINS ROSES QUE D’AUTRES.

 

Je vous invite à lire l’article suivant paru dans le Journal La Presse dans la section Affaires, du samedi 25 avril 2008.

 

Titre : L’économie canadienne presque au point mort.

 

Rudy Le Cours,

 

 

L'expansion de l'économie canadienne a sans doute surpris la Banque du Canada par sa robustesse l'hiver dernier, mais elle fera du surplace ce printemps.

 

La banque centrale avait annoncé mardi qu'elle avait revu à la baisse de quatre dixièmes sa prévision de croissance en 2008, en la ramenant à 1,4% dans son scénario. En abaissant son taux directeur de 50 centièmes, elle avait aussi gardé la porte ouverte à un nouvel allégement monétaire d'ici 2009, sans en préciser ni l'ampleur, ni la proximité.

 

Dans son Rapport sur la politique monétaire publié hier, elle précise que l'expansion a sans doute atteint 1% entre janvier et mars alors qu'elle voyait à peine 0,6% dans son scénario publié en janvier. L'économie canadienne vivra avec un décalage plus grand le ralentissement de l'économie américaine, lequel sera à la fois plus prononcé et plus long. La faiblesse accrue des exportations qui en découlera minera presque en entier la bonne poussée de la demande intérieure.

 

D'ici la fin de juin, c'est d'à peine 0,3% que l'économie canadienne avancera, prédit-elle maintenant. Sans jamais employer le mot récession, les autorités monétaires ramènent à 1% l'expansion chez l'Oncle Sam pour l'ensemble de l'année, tout en s'attendant à ce que "le PIB américain recule faiblement au premier semestre".

 

Évidemment, pareil pronostic entraîne des difficultés accrues pour nos exportateurs. Voilà pourquoi la banque centrale croit désormais que nos échanges commerciaux avec le reste du monde, mais surtout les États-Unis, amputeront 2,4 points de pourcentage à la croissance cette année et encore huit dixièmes l'an prochain.

 

En janvier, elle chiffrait la saignée pour l'année en cours à 1,4 point seulement.

 

Si on examine seulement le volet exportations des échanges commerciaux, on constate que ses volumes reculeront cette année de 1,3 point alors qu'ils avaient quand même augmenté l'an dernier. En janvier, la Banque du Canada voyait plutôt une quasi-stagnation des livraisons à l'étranger. C'est désormais en 2010 seulement qu'elles retrouveront leur niveau de l'an dernier.

Ce pourrait être plus tard encore car la Banque demeure somme toute assez optimiste pour l'économie américaine. Si son scénario de croissance pour 2009 passe de 2,5% à 1,7%, il s'agit néanmoins d'une prévision beaucoup plus forte que celle du Fonds monétaire international qui voit 0,6% à peine de croissance.

 

Le temps que mettront la crise de l'habitation et l'assèchement du crédit à se résorber déterminera qui a raison. Hier, on apprenait que le nombre de logements neufs vendus en mars aux États-Unis avait une fois de plus reculé pour atteindre les niveaux de septembre 1991. Le stock d'invendus équivaut à 11 mois de vente. Pour couronner le tout, le prix médian d'une maison neuve avait baissé de 15% par rapport à mars 2007, du jamais vu depuis le début des années 70.

 

Par bonheur, de ce côté-ci de la frontière, la demande reste robuste. Les dépenses de consommation, la construction et l'effort des gouvernements pousseront la demande intérieure finale à 3,9%, soit 0,6 point de plus que ce que la Banque voyait en janvier. C'est ce qui permettra à l'économie canadienne de prendre une expansion modeste de 1,4% cette année.

La banque centrale précise que le faible deuxième trimestre aura pour effet de faire basculer l'économie canadienne d'un état de demande excédentaire en un d'offre excédentaire. En pareilles circonstances, les pressions inflationnistes diminuent, de manière générale.

 

Si on fait abstraction des effets temporaires de la réduction de la TPS, l'indice des prix à la consommation global progressera au-dessus de sa cible de 2% tout au long de 2008. Il s'en rapprochera en 2009 à mesure que l'offre deviendra excédentaire.

 

Il existe toutefois des risques à ce scénario, prévient-elle. À la hausse, mentionnons la robustesse de la demande intérieure, des salaires et des prix des produits de base. À la baisse, le ralentissement présent à l'échelle internationale pourrait être plus prononcé que prévu, ce qui aurait tendance à faire fléchir le prix des produits de base comme le pétrole et, du coup, le huard et le pouvoir d'achat des Canadiens.

 


 

 

Dans cet article publié et qui fait référence à la Banque du Canada, je crois personnellement que cette fois-ci, les experts se trompent quelques peu. Car le ralentissement économique de ses experts, se base surtout sur le prix de certaines matières premières, comme le pétrole.

 

Mais je ne suis pas si sûr que ce prix du brut soit vraiment à la baisse dans les prochains mois de printemps et même de l’été. De plus, si la construction va... tout va !!!

 

Ce que je constate également, c’est que la bourse canadienne, comme celle de Toronto, elle s’approche d’un nouveau record comme meilleure performance depuis longtemps.

 

Il s’agit bien sûr d’un bouleversement de notre économie qui est en cours. Notre économie canadienne était basée sur la production de produits de consommation et qu’elle se transforme en une économie plus diversifié comme celle du savoir, des matières premières et des ressources naturelles très abondant dans notre paysage.

 

Je ne préconise pas l’ensemble du scénario que la Banque du Canada annonce, mais je demeure prudent avec les improvisations de certains gouvernements canadiens dans les domaines de l’environnement et des ressources naturelles. Certaines mauvaises décisions ou orientations pourraient nous ramener dans un marasme économique très rapidement.

 

Bien à vous chers lecteurs,

 

JFD.

 

 

 

 

[ publié par Zeff le 2008-05-07 08:29:34 ]

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[ Mercredi 9 avril 2008 ]

LES MÉGARÉGIONS DU MONDE MÈNENT LE MONDE.

 

 Je vous invite à lire l’article suivant paru dans le Journal Les Affaires dans la section Tendances, du samedi 5 avril 2008.

 

Titre : L’ère des mégarégions.

 

François Normand,

 

 

Une zone très urbanisée se démarque, vue du ciel la nuit, parce qu'elle est très éclairée. Si en plus son produit local brut dépasse 100 milliards de dollars, alors vous avez affaire à une méga-région, selon les critères de Tim Gulden, de l'École de politique publique de l'université du Maryland.

 

Regroupements de villes et de leurs banlieues, les mégarégions sont des plaques tournantes en matière de commerce, de transport, d'innovation et de spécialistes. Ce sont elles, et non les pays, qui organisent l'économie mondiale.

 

D'après Tim Gulden, le monde compte 40 mégarégions, qui regroupent 1,2 milliard d'habitants, représentent les deux tiers de l'activité économique mondiale, et sont à l'origine de 86 % des innovations brevetées.

Parmi elles, on compte des pôles comme le corridor Boston-New York-Washington ou le triangle Shanghai-Nanjing-Hangzhou, en Chine, souligne Richard Florida, professeur à la Rotman School of Management de l'Université de Toronto, dans un article publié en mars dans la Harvard Business Review.

 

L'Europe n'est pas en reste. Par exemple, le Royaume-Uni compte une mégarégion reliant les villes de Leeds, Manchester, Liverpool et Birmingham à la capitale, Londres.

 

Pour sa part, le Canada abrite deux méga- régions, selon M. Florida. La première regroupe les villes de Montréal, Ottawa, Toronto et London, au pays, et Buffalo, dans l'État de New York. La seconde, qu'il appelle Cascadia, comprend les principales villes de la Colombie-Britannique, de l'État de Washington et de l'Oregon, soit Vancouver, Seattle et Portland.

 


 

Les vraies économies du monde sont dans les grandes agglomérations.

 

JFD

 

 

 

[ publié par Zeff le 2008-04-09 13:47:18 ]

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[ Mercredi 27 février 2008 ]

LE FMI PRÉVIENT LE CANADA AVANT SON DÉPÔT DU BUDGET.

 

Je vous invite à lire l’article suivant paru dans le Journal Le Devoir dans la section Économie, du mardi 26 février 2008.

 

Titre : Le FMI abaisse sa prévision de croissance pour le Canada.

 

AFP,

 

Washington - Le Fonds monétaire international (FMI) a revu à la baisse d'un demi-point sa prévision de croissance pour l'économie canadienne en 2008, à 1,8 % seulement, en raison notamment de l'affaiblissement de l'économie des États-Unis, a-t-il indiqué hier dans un rapport.

 

En 2007, la croissance de l'économie canadienne atteignait encore 2,5 %.

«La croissance a ralenti vers la fin de l'année [2007] et elle va sans doute encore décélérer jusqu'à 1,8 % en 2008, en raison d'un fort ralentissement aux États-Unis, de l'appréciation passée du taux de changes et d'un resserrement des conditions sur les marchés financiers», écrit le Fonds dans son point annuel sur l'économie canadienne.

 

En octobre encore, le FMI tablait sur une croissance de 2,3 %. La révision était attendue car l'institution internationale avait annoncé en décembre qu'elle allait devoir abaisser ses précédentes projections dans le sillage de la crise américaine. Le FMI rejoint ainsi la banque centrale canadienne qui avait pronostiqué en janvier un ralentissement de la croissance à 1,8 % au lieu de 2,3 % en 2008.

Cette décision s'inscrit aussi dans le cadre d'une large révision des perspectives économiques entreprise par le FMI. Il y a quelques jours, il avait réduit d'un demi-point ses prévisions de croissance pour l'Allemagne et pour la France, désormais attendue à 1,5 % cette année dans les deux pays.

 

Un chef de file

 

Le ministre canadien des Finances, Jim Flaherty, a réagi à ce rapport en assurant que le FMI dépeignait le Canada «comme un chef de file économique». Notre gouvernement «prend des mesures pour garantir que la croissance se maintiendra malgré l'incertitude présente», a-t-il ajouté.

 

Dans son rapport, le Fonds note que les conditions financières au Canada ont pour le moment été «peu affectées» par les répercussions de la crise mondiale du crédit, et que les vulnérabilités financières sont restées limitées. Mais «des incertitudes demeurent sur l'impact qu'aurait une nouvelle détérioration des conditions sur les marchés financiers américains», ajoute le Fonds.

 

Toutefois «la demande intérieure devrait rester solide», ajoute le FMI, pour qui l'économie canadienne, «qui dispose de fondamentaux forts, est en bonne positon pour affronter les défis à court terme».

 

Le FMI s'est félicité de la baisse des taux directeurs (ramenés à 4 % en janvier) décidée par la Banque du Canada, et de la vigilance dont elle fait preuve. «Certains administrateurs [du FMI] ont estimé qu'il y avait sans doute une marge de manœuvre pour réduire encore le taux au jour le jour à court terme», note le rapport. Le FMI salue aussi la baisse de la pression fiscale décidée par le gouvernement l'an dernier.

 

Le Fonds rappelle aussi que le taux de changes réel du dollar canadien s'est apprécié de 45 % depuis 2002 mais il note que cet ajustement a été «remarquablement fluide» en raison de «la flexibilité des marchés du travail».

 

Le FMI appelle enfin les autorités à ne pas relâcher leur vigilance sur toutes les questions de long terme, que ce soit sur les gains de productivité, le contrôle des dépenses publiques ou la réduction de la dette.

 


 

Au moment de l’écriture de ce texte, le budget Flaherty n’est pas encore déposé, le mardi 26 février à 16h00.

 

Vous pouvez noter que le FMI annonce une baisse de la croissance économique à 1,8%. Ce n’est pas beaucoup !!!

Surtout quand nous comparons le Canada avec la Chine et l’Inde avec leurs 20 et 23 % de croissance économique.

 

Les États-Uniens nous donnent du fil à retorde avec leur endettement publics et personnels. SVP, ne tombé pas dans le même panneau de l’endettement que nos voisins du sud.

 

J’aime bien le dernier paragraphe du FMI sur la question de la productivité, du contrôle des dépenses publiques et la réduction de la damné dette. J’espère que le gouvernement Harper tiendra en compte ces dernières recommandations...

 

Mais le long terme ici au Canada, s’est très difficile à concevoir, surtout quand nous regardons nos dépenses dans notre historique gouvernemental.

 

JFD.

 

 

 

 

[ publié par Zeff le 2008-02-27 08:35:53 ]

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[ Jeudi 21 février 2008 ]

LE QUÉBEC ET LE CANADA TRAINENT ENCORE DE LA PATTE AU NIVEAU DE LA SANTÉ.

 

Je vous invite à lire l’article suivant paru dans le Journal Les Affaires dans la section Dossiers, du samedi 23 février 2008.

 

Titre : Technologies en santé : Un secteur qui ne connaît pas la récession Industrie. Une croissance de 8 à 10 % est prévue pour les 20 prochaines années.

 

Carole Le Hirez,

 

Une étude récente du MIT (Massachusetts Institute of Technology) a mis en lumière une augmentation importante de la demande pour l'industrie des technologies de la santé et ses innovations, qui se chiffre à 9 % annuellement. Et la tendance devrait se maintenir.

 

L'industrie mise en effet sur une croissance de 8 à 10 % au cours des 20 prochaines années. " À la différence des biotechs, il s'agit d'un secteur non cyclique, qui ne connaît pas de récession ", dit Daniel Laplante, directeur de l'Association de l'industrie des technologies de la santé (AITS).

 

Tous les indicateurs sont au vert pour ce secteur d'activité qui regroupe au Québec plus de 600 entreprises et quelque 15 000 emplois, selon l'AITS. Le ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation (MDEIE), quant à lui, en dénombre environ 120 pour un total de quelque 4 000 emplois.

 

Le secteur a le vent dans les voiles. Le vieillissement de la population, l'augmentation des maladies chroniques, l'explosion des coûts générés par les soins de santé, la pénurie d'infirmières et de médecins : tout tend à favoriser le développement de technologies permettant de soigner davantage d'individus en maximisant l'utilisation des ressources.

 

L'industrie québécoise a fort à faire pour prendre sa part de ce secteur estimé à 260 milliards de dollars au niveau mondial et grandement occupé par les Américains. Le Canada, avec un peu moins de 2 % du marché, et le Québec, avec moins de 0,5 %, font figure de Lilliputiens.

 

Toutefois, une cohorte de jeunes PME innovatrices tentent de percer ce secteur qui regroupe l'ensemble des supports technologiques et d'information utilisés en santé, des appareils de suivi médical à distance aux masques chirurgicaux, en passant par les seringues, l'échographie portative, les tests de dépistage prénataux ou encore l'imagerie 3D appliquée à la radiothérapie.

 


 

Voilà un créneau très faible ici au Québec malgré nos débats (stériles) sur les enjeux de la Santé. Encore trop de palabrage et trop peu de bougeotte...

 

Voilà un marché en plein essor qui n’est pas touché de plein fouet par les futurs empires de l’Orient (Chine et Inde). Malgré que eux, ils bougent vite et bien !

 

Nous devons agir rapidement avant d’avoir que des miettes pour nous dans ce vaste marché. Les pilules c’est bien, mais les techniques pour prévenir et guérir sont mieux.

 

Bougeons vite et bien. Cessons de financer des entreprises en voie de disparition et aidons-nous avec des entreprises de l’avenir. Ce n’est pas juste aux mêmes de prendre tout le gâteau.

 

Surtout avec notre pénurie de médecins et professionnels de la santé, nous devons être dans la possibilité d’avoir certaines autres alternatives.

 

Seigneur que nous avons de la misère à dépolitiser le dossier de la santé au Québec !!!

 

 

JFD.

 

 

 

 

[ publié par Zeff le 2008-02-21 11:30:21 ]

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[ Mardi 12 février 2008 ]

VOILÀ UN PETIT AIDE POUR VOUS, FUTURS ENTREPRENEURS.

 

 

Je vous invite à lire l’article suivant paru dans le Journal Le Soleil dans la section affaires, du mardi 12 février 2008.

 

Titre : Choisir la bonne forme juridique.

 

Caroline Rodgers,

 

Pour savoir quels seront les documents nécessaires à la bonne gestion de notre entreprise, il faut d'abord déterminer sa forme juridique. Il en existe trois : l'entreprise individuelle non incorporée, la société en nom collectif et l'incorporation.

 

L'entreprise individuelle, qui convient surtout aux travailleurs autonomes, est la plus simple et la moins coûteuse. Il suffit de s'immatriculer auprès du Registre des entreprises du Québec pour 32 $. Mais attention : l'entrepreneur est alors responsable à titre personnel des dettes contractées par l'entreprise.

 

La société en nom collectif regroupe plusieurs individus qui s'associent, mais ne souhaitent pas s'incorporer. Certains sont tentés par cette formule parce qu'ils ne veulent pas débourser les frais d'une incorporation.

 

"Mais cela revient presque aussi cher parce qu'il faut payer un avocat pour faire le contrat d'associés, qui peut coûter un minimum de 500 $", indique Me François Légaré, avocat spécialisé en droits des affaires. Selon lui, la société en nom collectif n'est pas le meilleur véhicule parce qu'elle implique une responsabilité illimitée des associés à l'égard des dettes de l'entreprise.

 

L'incorporation

 

Bien que plus coûteuse au départ, l'incorporation offre l'avantage à l'entrepreneur de ne pas être légalement responsable des dettes de l'entreprise si les choses tournent mal. "C'est toujours un risque de se lancer en affaires, et mieux vaut limiter ces risques dans la mesure du possible", croit Me Légaré.

Il en coûte de 600 $ à 1000 $ en frais d'avocats pour l'incorporation, qui peut se faire auprès du gouvernement provincial ou fédéral. Consulter un avocat n'est pas obligatoire, mais c'est conseillé pour éviter des erreurs. Les droits de constitution sont de 300 $ au provincial, ou de 250 $ au fédéral.

Pour déterminer quelle forme juridique convient le mieux à notre entreprise, Me Frédéric Letendre, avocat et agent de marques de commerces chez Lafortune Cadieux, suggère de se poser quelques questions. Suis-je seul ou avec d'autres? Quel sera le type d'activités de l'entreprise? Quel sera le chiffre d'affaires généré? Y a-t-il énormément de capitaux nécessaires? Quels sont les risques pour les individus?

"C'est du cas par cas, mais plusieurs comptables nous disent que c'est à partir de 100 000 $ de chiffre d'affaires qu'il faut s'incorporer. Sauf que pour avoir accès à certains programmes gouvernementaux de subventions, il faut le faire obligatoirement", explique-t-il.

 


 

Dans cet article, la personne interrogée est un avocat. Ce qui fait que les aides qui vous offrent sont dans les cabinets d’avocats. Mais vous pouvez très bien demander de l’aide d’un notaire ou d’un comptable.

 

Vous pouvez également le faire vous-mêmes. Mais là, vous risquez de perdre du temps et de l’argent !

 

N’oubliez pas aussi, que si votre chiffre d’affaire dépassera le 30 000$ en un an, vous devrez vous inscrire pour avoir les numéros de taxes (TPS, TVQ).

 

Comme travailleur autonome, l’enregistrement est suffisant. Mais je vous conseils d’avoir un compte juste pour vos affaires. Départager vos comptes entre personnels et affaires. La justification sera également plus facile à faire auprès des gouvernements et aidera votre comptable.

 

Garder vos factures d’achats pour introduire toutes vos dépenses de manière claires et justifiables.

 

Votre facturation sera plus simple, si vous avez des factures numérotées, à l’instar de vos chèques. Ce qui facilitera le suivi pour votre comptable et vous-mêmes.

 

Bonne chance à tous.

 

JFD.

 

 

 

[ publié par Zeff le 2008-02-12 10:16:18 ]

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[ Vendredi 8 février 2008 ]

LES ÉTUDES C’EST BIENS, LA RÉALITÉ EST BIEN MEILLEURE.

 

Je vous invite à lire l’article suivant paru dans le Journal La Presse dans la section affaires, du mardi 5 février 2008.

 

Titre : Le marché asiatique échappe encore au Canada.

 

Rudy Le Cours,

 

Nos échanges commerciaux avec l'Asie sont beaucoup plus importants qu'on ne l'a cru jusqu'ici, mais ils progressent aussi moins vite que ne l'indiquent les chiffres officiels.

 

Le Conference Board du Canada est arrivé à cette double conclusion en faisant ressortir que les réalités nouvelles de l'économie globalisée sont mal captées par des systèmes statistiques élaborés à l'époque où quotas et tarifs douaniers étaient des composantes essentielles des échanges internationaux.

 

Dans leur étude Le commerce "manquant" du Canada avec l'Asie, Danielle Goldfarb et Louis Thériault font remarquer d'abord que "dans les mesures officielles, il "manque" plus d'échanges de services que de produits".

On ne tient pas compte des affaires que brassent sur place des filiales de banques ou compagnies d'assurances canadiennes, par exemple. On ne tient pas compte non plus des activités des grossistes asiatiques qui organisent les importations canadiennes.

 

En outre, étant donné que la collecte de données se fait sur une base douanière, on capte mal les achats ou ventes de services réalisés par l'internet, c'est-à-dire, sans franchissement physique de frontière.

Or, il appert que le Canada est en train de rater le coche dans l'intensification des échanges commerciaux de services. "Les décideurs chefs d'entreprise et les dirigeants des administrations publiques devraient attirer l'attention sur le rendement insatisfaisant des ventes de services et le piètre rendement commercial général du Canada en Asie", suggèrent les auteurs.

 

Ils déplorent aussi que leur méthode de calcul mette en lumière que "le Canada ne semble pas être associé étroitement aux chaînes d'approvisionnement asiatiques".

 

Peu de pièces échangées

 

Alors que les économies canadienne et américaine sont très intégrées comme en font foi les étapes de la production d'une automobile ou d'un aéronef, on exporte en Asie des matières premières surtout et on y achète des produits finis.

 

On échange peu de pièces alors que c'est pourtant l'activité commerciale qui permet d'acquérir des avantages concurrentiels.

Les données officielles font ressortir que les exportations canadiennes vers la Chine progressent rapidement. Les auteurs sont en désaccord avec cette lecture.

 

Les données douanières, soulignent-ils, sont plus fiables pour les marchandises importées que celles exportées. C'est tellement vrai que, pour nos échanges avec les États-Unis, Statistique Canada mesure nos exportations à partir des données américaines. Les Américains font de même avec leurs exportations chez nous.

 

Or, cette réciprocité n'existe pas avec les pays d'Asie. Ce sont des contrôles douaniers plus assidus qui captent mieux nos exportations. Les importations chinoises en provenance du Canada mesurées par les douanes chinoises indiquent plutôt que nous leur vendons davantage que ce que nous pensions, mais que les chiffres progressent plus lentement aussi.

 

Pour les auteurs, redresser la situation ne passe pas par de nouvelles barrières tarifaires. Ils préconisent plutôt que les gouvernements agissent un peu comme des courtiers, surtout pour la PME afin de mieux aiguiller les entreprises sur les occasions à saisir.

 

Quant aux chercheurs et statisticiens, ils devront revoir leurs concepts pour mieux refléter les réalités nouvelles des échanges commerciaux.

Statistique Canada, visée comme toutes les autres agences occidentales par l'étude du Board, a répondu à La Presse qu'elle préférait en prendre connaissance en profondeur avant de la commenter.

 


 

Voilà pourquoi les études sont biens, mais doivent êtres plus réalistes, plus neutres et effectuées avec une vision de ‘’deux côtés à une médaille’’.

 

J’aime bien cet article sur les études...

 

JFD.

 

 

 

[ publié par Zeff le 2008-02-08 08:32:46 ]

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[ Mercredi 6 février 2008 ]

UNE BONIFICATION POUR LA FORMATION DES EMPLOYÉS.

 

Je vous invite à lire l’article suivant paru dans le Journal Le Soleil  dans la section affaires, du mardi 5 février 2008.

 

Titre : Loi du 1% pour la formation : De meilleurs outils pour son application.

 

Lia Lévesque,

 

Les entreprises qui se plaignaient de la lourdeur de la loi sur le 1 % pour la formation de la main-d’œuvre verront leurs souhaits en partie exaucés, de même que les travailleurs qui occupent certains emplois peu qualifiés et qui aimeraient obtenir une attestation dans leur domaine.

 

Le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Sam Hamad, a rencontré la presse, le lundi 4 février à Montréal, pour exposer quelques-unes des modifications qui ont été apportées à cette loi sur la formation de la main-d’œuvre, communément appelée "la loi du 1 %" depuis 1995, parce qu'elle contraint les entreprises à consacrer 1 % de leur masse salariale à la formation de leur main-d’œuvre.

 

La loi a été rebaptisée et la définition de ce qu'est une dépense admissible en formation a été revue. Quatre règlements qui y sont reliés viennent d'entrer en vigueur, le 1er janvier dernier.

 

Entre autres, les entreprises qui se plaignaient d'avoir trop de paperasse à remplir en auront moins. "Ça, c'est majeur, a dit le ministre Hamad. Les entreprises l'avaient demandé, nous disaient : ''quand je fais ma demande de 1 %, ça ne finit plus : les factures, les choses qu'il faut fournir.'' Là, on l'a allégée énormément. Avant, 1 %, c'était 1 %, point final. Là, on est plus sur le qualitatif que le quantitatif. On veut aller plus vers l'objectif de former la main-d’œuvre."

 

De même, les employés qui occupent un emploi depuis plusieurs années et qui ont développé une expertise dans leur domaine, sans avoir de diplôme dans leur champ d'expertise, pourront au moins obtenir une attestation. Cela pourra accroître leur mobilité, grâce à la reconnaissance écrite, par l'État, de leurs habiletés et compétences.

 

Cette dernière mesure ne touchera toutefois pas les métiers réglementés de la construction, pas plus que les professions encadrées par des ordres professionnels. Elle touchera des métiers comme poissonnier, libraire, assembleur de portes et fenêtres, routier, rembourreur, pressier sur presse rotative, ébéniste ou réparateur d'appareils électroménagers.

 

Le ministre Hamad a souligné le fait que cette mesure permettra, par exemple, de reconnaître les compétences d'immigrants qui ont longtemps pratiqué un métier dans leur pays d'origine, mais qui ont peine à faire reconnaître leur compétence dans ce domaine au Québec.

 

Un autre des règlements entrés en vigueur le 1er janvier dernier touche la création de mutuelles de formation. Les PME, notamment, qui disposent de peu de moyens pour assurer la formation de leur main-d’œuvre, pourront ainsi créer une mutuelle qui s'occupera de la formation.

Le ministre Hamad a souligné que des 700 000 emplois qui seront disponibles d'ici 2011, quelque 175 000 ne nécessiteront qu'une formation de cinquième secondaire ou moins.

 


 

La loi sur le 1% est à la base une excellente idée. Car elle oblige les grosses entreprises d’aider leurs employés dans des cours spécialisés pour aider leur main d’œuvre dans l’avenir. Il permet une amélioration des qualifications et de l’estime de soi pour chaque individu. Il permet aussi une plus grande possibilité d’améliorer la production de leurs employés.

 

Mais, comme plusieurs lois qui ont le malheur de s’appliquer comme du mur à mur et qui devienne une loi étatisée. Il ne laisse peu de place pour des initiatives intéressantes de la part de certaines entreprises. Encadre trop souvent les bénéficiaires dans un carcan trop lourd et inefficace.

 

Et; dans le Royaume du papier à outrance, les employeurs étaient submergés pour le plaisirs des fonctionnaires et de leurs structures trop lourdes. Toutes améliorations dans ce domaine, est le bienvenue.

 

Reste à savoir si ces changements seront meilleurs, dans le temps.

 

JFD.

 

 

 

[ publié par Zeff le 2008-02-06 12:58:02 ]

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[ Lundi 4 février 2008 ]

LE CANADA SE PERD DANS LA MONDIALISATION.

 

Je vous invite à lire l’article suivant paru dans le Journal Les Affaires dans la section actualités, du samedi 26 janvier 2008.

 

Titre : Le Canada perd du terrain en matière de mondialisation.

 

François Normand,

 

Le Canada recule dans le palmarès des pays les plus ouverts sur le monde sur les plans économique, politique et social, selon le classement 2008 du KOF Index of Globalization.

 

Le Canada se classe au 15e rang dans le palmarès publié le 8 janvier, un recul important par rapport à la 6e place que le pays occupait en 2006 et 2007.

 

L'indice KOF est publié par le Swiss Economic Institute. Cet indice mesure plusieurs éléments, des flux commerciaux à l'investissement étranger en passant par la publication des travaux des chercheurs.

 

Selon Axel Dreher, de cet institut, le recul du Canada dans le palmarès s'explique entre autres par l'accroissement des restrictions à l'importation sur le marché canadien.

 

La plus grande ouverture d'autres pays contribue également au déclassement relatif du Canada, précise M. Dreher.

 

Encadré(s) :

Le palmarès du KOF Index

 

1 - Belgique

2 - Autriche

3 - Suède

4 - Suisse

5 - Danemark

6 - Pays-Bas

7 - Royaume-Uni

8 - Rép. tchèque

9 - France

10 - Finlande

11 - Allemagne

12 - Espagne

13 - Hongrie

14 - Portugal

15 – Canada

 


 

 

Je ne sais pas pour vous, mais cet indice me laisse pantois. D’après cet index, le fait que le Canada est reculé sur le plan de l’ouverture à la mondialisation, semble dramatique. Il doit y avoir un effet négatif à cette perte, mais, il doit y avoir un avantage qui m’apparaît aussi intéressant.

« Comme n’importe quoi, il y a deux côtés à une médaille ! ».

 

Selon l’article, nous constatons que le recul est attribuable, en partie, aux restrictions aux importations dans notre marché. Mais l’article du journaliste, ne nous dit pas, quelle sont les effets négatifs à ce recul.

 

Mais, si nous devenons plus protectionnistes, à l’instar des États-Uniens, nous pouvons protéger certains secteurs de notre économie. Reste à savoir lequel et pourquoi ???

 

Ce que je remarque sur la liste du KOF, les pays sur cette liste, pour la plupart, sont de petits pays mais avec une population plus nombreuse et qui ne sont pas dans la liste des grands, à l’exception du Royaume-Uni.

 

Vous, chers lecteurs, avez-vous plus d’information à me donner sur ce sujet ?

 

Bien à vous,

 

JFD.

 

 

[ publié par Zeff le 2008-02-04 10:29:00 ]

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